epanorthose: (H: not pleased)

J'ai lu le dernier Percy Jackson : Les héros de l'Olympe : "La Maison d'Hadès".

les héros de l'Olympe, tome 4 )

epanorthose: (H: you've been psyched !)
Rick Riordan est l'auteur d'une série de cinq bouquins : Percy Jackson.

Pour resituer les choses : les mythes sont historiques. Les dieux grecs existent, ainsi que tous les personnages mythologiques. Et les dieux continuent de fricoter avec les humains et de laisser derrière eux une traînée de demi-dieux en mal de quêtes. Percy Jackson est le fils de Poséidon, un des Trois Grands. De ce fait, il a droit à quelques options en plus de la destinée de merde et des combats mortels : il peut respirer sous l'eau, manipuler l'eau, se soigner au contact de l'eau et communiquer avec les chevaux. Il a aussi une certaine facilité à rêver et communiquer par l'intermédiaire de ses rêves. Percy, accompagné de ses deux meilleurs amis (Annabeth, fille d'Athéna, et Grover, satyre), va vivre quelques aventures qui vont l'amener à sauver l'Olympe et les Dieux. Oui, rien que ça. Mais on est un héros de prophétie ou on ne l'est pas. A la fin du tome 5, on quitte Percy âgé de seize ans, victorieux et amoureux, mais face à une nouvelle prophétie encore plus merdique que la précédente dont il était le sujet principal.

Pour mémoire :
- Reste avec Percy, ma grande, [a dit Chiron]. Veille sur lui. N'oublie pas la prophétie !
- Euh... suis-je intervenu, vous voulez parler de cette prophétie super-dangereuse dans laquelle je figure mais que les dieux ont interdit de me raconter ?
Ni l'un ni l'autre n'a pipé mot.
- D'accord. Je vérifiais, c'est tout.


Dans cette Nouvelle Prophétie Super-Dangereuse, il est annoncé que sept héros se réuniront. Les deux premiers tomes de la série spin-off, Les Héros de l'Olyme (que j'ai personnellement rebaptisé Les X-Men de l'Olympe ou La Justice League de L'Olympe, vous comprendrez très vite pourquoi) va donc se charger de nous présenter le nouveau casting prophétisé.


Les Héros de L'Olympe permet à Rick Riordan d'élargir de manière très significative son univers : le panthéon latin va s'inviter de la partie. Selon la personnalité que la divinité avait durant la rencontre amoureuse, l'enfant sera considéré comme grec ou romain. Les enfants grecs sont envoyés au camp de vacances des Sangs-mêlés sur la côté Est sous la supervision de Chiron. Les enfants romains sont envoyés au camp romain sur la côté ouest qui est supervisé par Lupa, la louve de Rémus et Romulus. Les deux camps ignorent l'existence de l'autre parce que l'acrimonie entre les Romains et les Grecs a mené trop souvent à des luttes fraternelles bien sanglantes. Depuis la guerre de Sécession, les dieux ont élevé une muraille de Chine entre les deux camps et tout a été fait pour que les Romains et les Grecs ignorent jusqu'à l'existence de l'autre camp. Jusqu'à ce que Héra/Junon s'en mêle.

Un Méchant s'éveille et la reine des Dieux est persuadée que la seule manière de défaire ce nouvel ennemi est de rassembler les deux camps et d'en prélever les meilleurs éléments pour constituer la plus fine équipe de (super-)héros. Mais avant cela, il va falloir passer outre la méfiance naturelle que chaque camp nourrit pour l'autre. Voire aversion. Elle décide alors d'échanger les champions de chaque camp et, au passage, de leur effacer leurs souvenirs pour être sûre qu'ils n'auront pas d'autres choix que de s'appuyer sur leurs nouveaux camarades.

(Si vous vous demandez ce que Zeus/Jupiter pense de tout ça, sachez qu'il boude ! Il a pas super aimé devoir compter sur les mortels pour sauver l'Olympe et voir Percy lui renvoyer son cadeau à la tronche. Il a donc coupé les communications avec les Mortels et a interdit à tout dieu de papoter avec un de ses rejetons. Oui, le roi des dieux est très mature.)

Le premier tome de cette nouvelle série nous présente le champion romain : Jason. Il ne faut pas beaucoup de temps au lecteur pour comprendre de quelle cuisse est sorti le môme : il vole et peut se prendre des coups de foudre dans la tronche sans mourir. Yep ! Zeus. Ou plutôt Jupiter. Yeah ! Le bouquin a à peine commencé qu'on nous présente déjà un nouveau personnage fils d'un des Trois Grands (pour mémoire, les Trois Grands n'ont plus trop le droit de se reproduire depuis la Seconde Guerre Mondiale). Jason, accompagné de deux demi-dieux déclarés sur le tard, ont pour mission de sauver Héra/Junon retenue prisonnière par le Big Bad. Piper est une jeune fille un peu garçon manqué sur les bords, aventureuse, fille d'un père amérindien star de cinéma. C'est aussi la fille d'Aphrodite. Yeah ! La nouvelle n'a pas mis la jeune fille en joie, mais cela lui permet de comprendre pourquoi elle a le talent d'obtenir tout ce qu'elle veut si elle le demande très gentiment. Merci, Maman. Leo, le second de la bande, est un fils d’Héphaïstos hyperactif, latino par sa mère. Comme tous les enfants du dieu forgeron, Leo sait tout construire, tout réparer. Voire un peu mieux que les autres en fait. Surtout qu'il est le premier depuis 1666 a avoir la capacité de manipuler le feu. Oui, il fait apparaître des boules de feu dans la paume de ses mains et ne craint pas les flammes, of course. Voilà les trois premiers membres du nouveau casting. Que des super-demis-dieux avec des pouvoirs totalement inédits. Normal, ce sont des prophétisés.

Le second tome nous présente trois autres membres du casting de la Prophétie Super-Dangereuse 2.0. On retrouve Percy qui a subi un petit lavage de cerveau, comme Jason dans le tome 1. Il débarque au camp romain où il se liera avec deux camarades : une fille et un garçon. La fille, c'est Hazel, fille de Pluton, maudite par un vœu un peu trop cupide de sa mère. Le garçon, c'est Frank, fils de Mars qui aurait préféré être fils d'Apollon. Hazel est une jeune fille noire qui, parce qu'elle est fille de la version latine du dieu des Enfers, n'a pas hérité du regard fou et flippant qu'ont les enfants d'Hadès. D'ailleurs, si elle sent la mort, elle n'a aucun pouvoir sur les cadavres. Elle commande les métaux. Elle sent leur présence et les fait affleurer. Elle peut aussi creuser des trous et faire trembler la terre. Un truc que Percy pourrait réclamer comme sien, puisque c'est normalement Poséidon l'Ebranleur du Sol. Passons ! Frank est fils de Mars (qui est une version plus agréable d'Arès). Il est donc bon tacticien. Il a de plus dans son arbre généalogique Neptune qui a béni son ancêtre d'un don pratique qui fait baver d'envie Percy. On le comprend. Percy et son équipe mènent à bien leur quête et reviennent au camp à temps pour sauver tout le monde et annoncer l'arrivée des Grecs.

Le tome 3 qui sort en automne aux États-Unis annonce donc la réunification des camps grec et romain et le début du travail d'équipe.



L'idée d'étendre l'univers est vraiment super car cela permet d'intégrer de nouveaux mythes, de nouveaux dieux, de complexifier encore les rapports entre les héros et les dieux. Zeus et Jupiter s'ils sont le même être, ils sont également deux personnages très différents. C'est avec Arès et Mars que c'est presque le plus flagrant. Arès est une grosse brute sans un grain de jugeote, Mars est beaucoup plus réfléchi et attentif au bien-être de ses enfants (toute proportion gardée, on parle du dieu de la guerre, quand même).


Un univers que l'on étend, il faut le peupler. Et c'est là que les problèmes commencent. Cinq nouveaux personnages nous sont proposés à travers ces deux tomes. Or là, où nous avons eu dans la première série, cinq tomes pour apprendre à connaître les personnages, à les apprécier ; dans la nouvelle série, il n'y a que deux tomes pour présenter les cinq petits nouveaux. Et pas juste des personnages d'arrière-plan ou des alliés qui débarqueront par instant. Non, cinq héros. Résultat, tout est concentré. Comme il n'y a pas le temps de les voir grandir, évoluer, apprendre, se gourer, tomber et se relever (en gros, ce qui fait qu'un personnage acquiert le statut de héros), ici, l'auteur force sur les super-pouvoirs et la super-ascendance (je vous passe sur les tours de passe-passe pour justifier la présence de Jason et Hazel. Très soapesque !). Je reconnais la manip' : je l'ai franchement utilisée dans Les Portes. Pourquoi croyez-vous que mes persos originaux ont des familles de oufguedins et des pouvoirs overthetops ? Parce qu'en face, y avait les Maraudeurs que tous les lecteurs connaissaient et aimaient déjà. J'étais alors persuadée que le seul moyen de faire face aux personnages tant adorés était de doper les miens.

Les héros du premier tome sont un peu mieux passés que ceux du second car malgré une enfance pas très marrante, ils faisaient montre d'un certain humour, d'un caractère bien trempé et d'une camaraderie à laquelle on pouvait véritablement croire. Piper et Leo sont élèves à l’École Pour Petits Durs (pas le vrai nom) depuis plusieurs mois. Ils sont déjà amis quand l'aventure commence pour eux. Quant à Jason s'il débarque réellement qu'au début du bouquin, les deux autres ont eu leurs souvenirs trafiqués et ils sont persuadés de connaître Jason depuis plus longtemps que ça. Piper croit qu'ils sortent ensemble et Leo affirme que Jason est son meilleur ami. Dans le tome 2, Hazel est au camp depuis six mois, Frank depuis quatre semaines, ils s'entendent plutôt bien, mais tout en timidité. Seulement Percy débarque à peine qu'une quête est lancée. Et on est censé croire que c'est l'équipe la plus soudée du monde. Qu'ils seraient prêts à tout les uns pour les autres. Si vous voulez... S'ajoute à ça que Hazel et Frank ont zéro humour, ils passent leur temps à s’apitoyer sur leurs sorts, à douter de leurs capacités, croire que personne ne s'intéresse à eux, qu'ils ne méritent pas qu'on se soucie d'eux. Un personnage qui doute, c'est intéressant, c'est attendrissant, jusqu'au moment où ça devient insupportable de l'entendre geindre et répéter qu'il n'est qu'un balourd qui n'arrive à rien et qu'il n'est pas Percy (qu'il ne connaît que depuis quatre jours) ou Jason (qu'il n'a connu que quatre jours). Boucle-la, Frank ! Boucle-la ! T'es truffé de super-pouvoirs, t'as une double ascendance divine, ta petite amie est fille de Pluton et non d'Hadès, t'es fils de Mars et non d'Arès, arrête juste de pleurnicher !

De plus, cette focalisation dans le tome 2 sur les deux nouveaux personnages a eu pour conséquence non seulement de laisser Percy en siège arrière de l'histoire. Moi qui étais contente de le retrouver, j'ai surtout eu l'impression d'avoir un perso qui se baladait dans le fond avec son nom. Détail qui donne envie de rire jaune, les deux titres de la nouvelle série renvoie expressément à Percy : « Le héros perdu », « le fils de Neptune », or Percy n'a jamais été autant en marge de l'histoire.

Donc non seulement, ce coup de projo sur les nouveaux persos plonge dans l'ombre les persos connus et appréciés mais en plus cela diminue énormément la place laissée pour l'exploration de l'univers. Dans le tome 2, hormis la découverte du camp romain, on n'a très peu vu de l'univers romain. On a rencontré un devin et les Amazones. Et c'est tout. Je trouve ça bien pauvre pour un bouquin de 500 pages. (Le tome 1 est plus riche que le 2.)

Les Amazones, tiens, parlons-en ! Elles font un peu redite avec les Chasseresses. Encore un groupe de femmes guerrières qui méprisent les hommes. Elles ne les fuient pas mais les asservissent pour « leur rappeler leur place ». Vraiment ? J'aime les personnages de femmes guerrières, vraiment, mais pas le male!bashing.

Dans une précédente entrée, j'ai fait référence déjà à un procédé narratif dont Riordan use et abuse au point de me donner envie de me frapper le front contre le clavier jusqu'à en avoir une commotion cérébrale. Le trope du secret. Je pense qu'il est possible de créer un drinking game. Nécessairement, chaque nouveau personnage a un secret. Et pas le secret du type, "je faisais pipi au lit jusqu'à huit ans" ou « Je regarde et aime le nouveau dessin animé Mon Petit Poney ». Non, je parle de secrets importants pour la quête ! Des informations cruciales dont la rétention met en danger tout le monde. Dans la précédent série, c'était énervant parce que chaque fois qu'on sentait venir le moment de l'aveu, quelqu'un ou quelque chose interférait. Dans cette série, Riordan a trouvé encore plus rangeant ! On est maintenant passé en narration extérieure avec focalisation interne, ce qui fait que le lecteur est au courant des secrets des personnages. Il sait donc combien il important que l'autre niais crache la pilule et sait aussi pertinemment que ses camarades ne lui en tiendront pas rigueur, parce qu'ils sont aussi niais. Que de tension dramatique créée artificiellement !

Autre procédé narratif assez similaire dont Riordan raffole : le mystère pas mystérieux. Je crois que l'auteur prend ces lecteurs pour des cons. Sincèrement. Comme dit précédemment, Frank a un super-pouvoir. Il va falloir 450 pages pour qu'on sache de quoi il est question exactement. La mère, la grand-mère, Mars, Junon y font allusion à chacune de leurs visites, mais sans jamais lâcher le morceau. On sait que c'est en lien avec un ancêtre de Frank, Argonaute de son état. Je le reconnais, je ne suis pas super calée sur les Argonautes, j'ai fait mes armes chez Homère et Homère traite surtout de la génération de héros suivante. Mais qu'à cela ne tienne, j'ai demandé à mon ami Wikipedia et en trois secondes j'avais la réponse. Comme tout lecteur un peu curieux. Donc, il n'est vraiment pas nécessaire de faire traîner le mystère sur 450 pages ! Sérieux ! Et je ne vous parle même pas de l'identité du Big Bad. Dans le tome 1, il faut aux personnages plusieurs centaines de pages pour mettre un nom dessus. The World is doomed. Pour le moment, on ne sait pas si Annabeth fait partie des sept, mais je crois que c'est une nécessité nécessaire.


Sinon, que dire ? Que les Argonautes 2.0 pourraient être le visage d'une pub Benethon. Hazel est noire, Leo est latino, Piper est amérindienne, Frank est sino-canadien. Jason et Percy sont blancs tous les deux, mais un grec, l'autre est romain. Et puis tout le monde s'aime, deux bouquins, trois couples. Je sens que le septième du bateau va être un vrai chandelier.


Le Big Bad et Junon/Héra sont des petits manipulateurs. Ils ne cessent de murmurer à chaque héros combien il est unique et essentiel à son plan. Si bien que certains se retrouvent affubler des mêmes qualificatifs. Percy et Piper sont « la colle » du groupe. Leo et Frank sont très spéciaux et absolument essentiels, bien plus que Percy et Jason. S'ils savaient...

Je ne vais pas vous parler d'Arion, parce que je vais m'énerver.



Arion est un cheval fabuleux qui court à vitesse super-sonique. C'est le fils de Neptune et Cérès. Il bouffe de l'or et est très grossier. Il a été prophétisé que seule une guerrière hors du commun pourrait le chevaucher. Je vous le donne en mille, à votre avis de qui s'agit-il ? Hazel. Je cherche encore en quoi c'est une guerrière exceptionnelle, mais passons. C'est peut-être comme Neville, ça se révélera plus tard. Ce qui m'énerve c'est le lien entre le cheval et la gamine. Elle est persuadée que c'est son cheval, elle le sent dans son âme, c'est un gentil cheval et c'est le sien. Oh ! Par tous les dieux. Une gamine avec un ponny!crush. J'espère vraiment qu'on nous expliquera d'où vient ce lien (peut-être qu'Hazel est-elle descendante d'Adraste). Ce lien si fort qu'il supplante celui que Percy a naturellement avec tous les chevaux, surtout que là il s'agit d'un de ses frères... Oui, ça a fait bizarre à Percy aussi.


Pour terminer sur une note positive, je suis quand même assez impatiente de lire le tome suivant. Maintenant que les personnages nous ont été cloués au marteau-piqueur à l'univers, j'espère qu'on va pouvoir retourner à de l'exploration, des combats, des références adaptées et de l'humour. J'ajouterai qu'il y a un nouveau personnages du tome 2 que j'ai bien aimé : c'est Ella. Je la trouve très choute.
epanorthose: (H: not pleased)

Hazel et Franck, les nouveaux x-men de l'Olympe...

Read more... )

epanorthose: (H: not pleased)
J'ai lu le tome 1 des Héros de L'Olympe (la série de bouquins spin-off de Percy Jackson) assez vite, avec cependant une petite pointe de regret : Percy et son équipe n'était pas de la partie. Pour le tome 2, en revanche, je traîne la patte.

Tout ce qui m'avait embêtée dans le tome 1 est de retour dans le tome 2, force 10. Plus tous les tics relous de Riordan, à savoir par exemple : les personnages ont des secrets et ils ne les disent pas sauf quand ils essaient et qu'on les coupe. Hyper relou ! D'autant plus relou, que cette fois-ci, on a un narrateur extérieur. Ce qui est un mieux, sauf pour le traitement de ces foutus secrets ! On passe son temps à hurler aux persos de cracher leurs pillules. Primo, parce que ça aveugle les persos sur un pan de la stratégie ennemie. Secundo, parce qu'on sait pertinemment que les autres ne vont pas tenir rigueur des bêtises du passé.

Et puis, il y a le facteur : je suis un nouveau perso encore plus dopé aux super pouvoirs et d'ascendance plus prestigieuse que le héros lui-même. Qui est quand même le fils de Poséidon, rappelons-le. Le prochain épisode s'appelle La Marque d'Athéna. J'espère qu'Annabeth va être upgradée parce qu'à côté des nouveaux personnages, elle fait un peu la demi-déesse du pauvre. C'est genre la Batman de la Justice League : des idées plein la tête, des gadgets dans la ceinture, mais zéro pouvoir de oufguedins sur les éléments.

Je reviendrai avec une review plus détaillée quand j'aurai fini le tome 2, mais là j'avais besoin d'exprimer mon agacement.

Après y a des trucs cools dans cette nouvelle série : l'univers s'est vachement agrandi.
epanorthose: (H: BAMF)
*referme le livre et enfin respire*

Fini.

Ce fut...

Epique.

Epique. Il n'y a pas d'autre mot. De l'épopée dans son sens le plus propre et pur. Le tome 5, Le Dernier olympien, est sans conteste le meilleur de la série Percy Jackson. Le 1 est divertissant. Le 2 et 3, un peu en deça. Le 4 est vraiment chouette. Le 5 explose tout.

Il y a tout ce qui fait un bon dernier épisode de saga. De l'amitié, de l'amour, de la trahison et du rachat. Des prophéties qu'on n'avait pas bien comprises, des choix, des héros et des lâches, des sacrifices, des promesses, des doutes... Mais des héros surtout. Des héros très humains, très attachants... J'ai d'ailleurs un peu du mal à les laisser partir maintenant.
epanorthose: (H: BAMF)
Il me reste 60 pages avant la fin, mais prise entre tremblements et fous rires, je me dois de faire une entrée pour dire que le tome 5 de Percy Jackson déchire sa mère !

A tous les frustrés du tome 7 de HP qui auraient voulu lire une bataille épique et ont eu à la place une communauté de la relique, rabattez-vous sur le tome 5 de PJ ! Ce n'est que ça ! 426 pages qui racontent une semaine de bataille. C'est dense, concentré, lourd. Heureusement que l'humour emaille la chose parce que sinon on aurait du mal à tenir le choc. Et, oh mon dieu, Déméter, Perséphone et Hadès sont juste les meilleurs personnages du monde... Ou en tout cas de la série. Mais que quelqu'un leur écrive une sitcom à ces trois-là.


(Est-ce que vous croyez que Rowling le prendrait mal si je lui envoyais le tome 5 de PJ avec le mot suivant : "That's how you do epic battle !" ?)
epanorthose: (H | :D)
Une gigantesque truie avec des ailes de flamand rose vient de surgir dans le ciel de New York et je ne m'arrête plus de rire. Pourtant la situation ne prête pas à rire. Loin de là.

Mais une gigantesque truie avec des ailes de flamand rose ? Même sans les répliques de Percy, vous devez bien vous douter que la situation prête à la cocasserie.


The obligatory extrait :
[...] Je me suis retrouvé à califourchon sur le dos de Blackjack (un pégase). Ce ne fut pas un atterrissage en douceur, loin de là. D'ailleurs, quand j'ai hurlé "Aïe !" ma voix avait grimpé d'un octave.
Désolé, patron, a murmuré Blackcjack.
- Y a pas de souci, ai-je couiné. Suis ce cochon !

(tome 5, p283. Ahhhhh.)

Combien de fois avez-vous entendu un héros d'épopée donner ce magnifique ordre : "Suis ce cochon !" ? (Je suis fan.)
epanorthose: (H: you've been psyched !)
Je ne suis qu'à la moitié du bouquin et je peux vous dire que le dernier tome de Percy Jackson, c'est l'antithèse totale du dernier tome de HP.

Cinq jours avant la bataille finale. Ca n'arrête pas. Ca court, découvre des ennemis, tente de rallier des amis, de comprendre les plans, tandis que la menace se rapproche. Les alliés sont débordés, on fouille les souvenirs pour trouver des indices, on se rabat sur la mythologie pour trouver des possibilités, la Grand Prophétie est enfin lue et c'est pas jo-jo. Harry et Percy peuvent se faire un high five !

Entre deux tours dans la cuisine et la poelle, je plonge dans cette bataille qui ne me laisse pas vraiment le temps de respirer. Il me reste une moitié de livre, que va-t-il bien pouvoir se passer pendant autant de pages ?
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Dans ma dernière entrée, j'ai oublié de vous donner l'obligatory extrait. Je répare tout de suite.
Je me suis souvenu de l'histoire. Orphée ne devait pas se retourner pendant qu'il ramenait sa femme au monde des humains, mais il n'avait pas pu s'en empêcher, bien sûr, pour la regarder. C'était typique de ces histoires à la "et ils moururent et c'est la fin" qui ne manquent jamais de nous remonter le moral, à nous autres les demi-dieux.
epanorthose: (P: Tardis)

Plus qu'un volume et j'ai fini la première série de Percy Jackson.

Entre la rentrée et l'overdose, j'ai fait une pause d'une semaine entre le tome tome 3 et le tome 4. Pause qui m'a permise de repartir hier soir dans la lecture avec un assez grand plaisir.

Je ressors à chaque fois un peu frustrée de la lecture de ces bouquins parce que je trouve qu'il manquerait pas grand chose pour que ce soit une série du tonnerre. Peut-être un peu de temps pour connaître un peu mieux l'univers. Percy ne s'arrête jamais de courir, d'affronter des monstres. Il n'arrête pas. Pas le temps de vraiment se poser pour explorer les émotions et les sentiments. Pas le temps de s'intéresser à d'autres personnages. Le tome 4 se clôt sur une bataille assez sanglante. Percy y perd quelques camarades, mais il avoue, un peu honteux, qu'il ne savait même pas leurs noms. Les moments passés à la colonie sont racontés en un paragraphe, pour nous dire que de toute manière, on y fait toujours la même chose. Les amitiés se nouent entre les tomes. Percy rencontre un personnage à la fin du tome 2, quand le tome 3 commence on y apprend qu'il est un de ses amis proches maintenant. Comment ? Pourquoi ? Nul ne le sait. Surtout que tout le tome 3 tend à prouver que, justement, Percy et ce personnage ne sont pas si amis que ça. Parfois, on se contente un peu trop facilement de nous dire que les enfants sont les clones de leurs parents divins. Ca excuse le manque de développement. Sauf pour Clarisse, fille d'Arès. J'aime beaucoup Clarisse.

Autre point qui m'énerve : l'inculture de Percy. C'est toujours super agaçant de le voir autant galérer avec les nouveaux personnages mythologiques qu'il rencontre parce qu'il ne se souvient jamais que vaguement de leurs légendes. D'autant plus énervant, que moi, dès la première mention, je sais de qui il s'agit (sauf s'il s'agit d'un monstre, je ne m'y connais pas du tout en monstre). Merde, mec ! Comment tu peux ne pas reconnaître Calypso ? Quand tu découvres que les dieux, les monstres, tout ça, c'est réel. Quand tu apprends que tu es le fils d'un dieu, tu te replonges dans les classiques. Alors, certes, Percy est dyslexique, mais y a toujours moyen de se renseigner.

En revanche, j'aime beaucoup le travail de réinterprétation des personnages qu'a effectué l'auteur. Il se base toujours très fidèlement sur le mythe, mais te fait entrevoir une cause ou une conséquence à laquelle tu n'avais pas pensé. En tout cas, à laquelle je n'avais jamais pensé. Les personnalités des personnages sont assez crédibles. Par exemple, Héra. La première fois qu'elle apparaît, Héra est la mère et maîtresse de maison idéale, le prototype de la soccer!mum dont ABC raffole. Tout pour la sécurité de sa famille. Pour tout vous dire, je m'imagine Héra en Piper Halliwell. Et puis Héphaïstos vient jeter un voile trouble sur cette incarnation de sa mère : elle n'aime sa famille que si elle est parfaite, elle écarte tous ceux qui n'entrent pas parfaitement dans cette représentation idéale. D'où Héphaïstos balancé du haut de l'Olympe, d'où Hadès (et sa descendance) éloigné de toute réunion familiale.

La série Percy Jackson offre vraiment une galerie de personnages assez réussis. L'auteur joue à la fois sur les attentes et les surprises. La représentation humaine des dieux est toujours assez plaisante. Arès en biker, Apollon en... eh bien en apollon qui balance quand ça lui vient des haïkus, Dionysos forcé de faire une cure de désintox... C'est drôle et ça marche.

Après, y a des trucs qui marchent moins. Mais j'en ai déjà parlé : le réseau social de Percy. L'âge de Percy aussi. On en est à la troisième année et en trois ans, je n'ai pas l'impression que le personnage ait beaucoup changé. Pour tout dire, je crois que même à onze ans, Percy avait déjà l'air d'avoir seize ans. Gros problème de toute la série : les enfants n'agissent jamais selon leur âge. Je veux bien croire que parce qu'elle est fille d'Athéna, Annabeth est sage, mais faut pas pousser non plus. Saori, quand elle était petite, elle chevauchait ses chevaliers et leur fouettait les fesses. Non, il n'y a rien de sexuel dans la phrase qui précède.

Pour terminer cette entrée, j'aimerais ajouter que l'on peut toujours compter sur l'auteur pour glisser un peu d'humour (même dans les moments désespérés). Une remarque de Percy, une réplique de Grover, un enchaînement inattendu, une description l'air de rien... On rigole. Et ce qui donne toujours chez moi lieu à imaginer quelques petits dialogues entre les personnages. Et les dialogues que je préfère imaginer sont ceux entre Percy Jackson et Harry. Il faut trop se faire rencontrer ces deux bandes de gamins chargés par des adultes (sous couvert de prophétie) de sauver le monde ! Ils en auraient des choses à se raconter

epanorthose: (H: BAMF)
Il y a toujours une issue pour ceux qui sont assez malins pour la trouver.

C'était le conseil d'Athéna.

Sa fille a été enlevée, sa demi-soeur est enchaînée, une guerre se prépare, Percy est poursuivi par des zombies qui ont son odeur dans le pif (façon de parler) et la déesse de la sagesse et de la stratégie nous sort des conseils à la mords-moi-l'orteil.


Il y a toujours une issue pour ceux qui sont assez malins pour la trouver.

Tout ça en jouant les guides touristiques dans un ascenceur du barrage Hoover.

Heureusement qu'elle a été d'un plus grand secours pour Ulysse parce que sinon, il lui aurait fallu au moins deux décennies avant de rentrer chez lui...

Oh. C'est vrai. Il lui a fallu deux décennies.


(tome 3, p245)
epanorthose: (H | :D)
Je t'attends, Tronche de Pignon !

Best insulte éveur !
(Bien joué, Percy.)

*écroulée de rire*


(Ca me fait penser à ce passage grandiose de La Guerre de Troie n'aura pas lieu, quand les Troyens s'entraînent pour trouver de bonnes insultes.)
extrait )


(Et maintenant que j'y pense, on retrouve une scène du même accabit dans un épisode de Kaamelott : "Le Maître d'armes")
epanorthose: (H: not pleased)
Il y a un truc HYPER relou dans Percy Jackson.

L'auteur use et abuse d'un procédé scénaristique ultra-agaçant. A chaque fois qu'un personnage s'apprête à répondre à une question de Percy, quelque chose ou quelqu'un l'interrompt. C'est automatique. Percy est sur le point de recevoir une confidence, de se saisir d'un secret et, badaboum paf ! quelqu'un apparaît (ou disparaît), quelque chose explose.

C'est tellement systématique qu'on pourrait aisément en faire une élément parodique. Pire que Végéta ! Et pourtant, Végéta dans le genre je-ne-vais-pas-au-bout-de-mes-phrases-et-ne-vous-délivre-donc-pas-toutes-les-informations, je le considérais jusqu'alors comme le master-king.

(j'amorce le tome 3)
epanorthose: (P: Tardis)
Ce qui est amusant quand tu lis Percy Jackson et que tu connais ta mythologie grecque, c'est que tu vois les références avant que le héros ne les perçoive.

Au début du tome 2, par exemple, Percy emmène un peu malgré lui dans son équipe Tyson, un grand garçon très fort mais pas très finaud du cerveau. Un peu Grawp sur les bords. Dans les cent premières pages, deux révélations sont faites à son sujet qui désarçonnent totalement Percy. Mon petit, il faut que tu relises ton Odyssée, tout cela était un peu évident. ;)

Percy Jackson reprend le même principe que Harry Potter : on prend les grandes figures, les artefacts emblématiques de la mythologie grecque (à défaut de la sorcellerie) et on les adapte au monde moderne. Ainsi Hermès a un caducée qui se rétrécit en téléphone portable. On crée un arc-en-ciel, lance un drachme en l'air et Iris vous met en visio-conférence avec qui vous le souhaitez. Pour descendre aux enfers, il faut se rendre à Los Angeles, trouver le bureau de Charon qui s'habille avec des costumes italiens et on s'embarque dans son ascenceur qui, à un moment, se changera en barque. Annabeth a une casquette qui la rend invisible, cadeau de maman Athéna (!). Méduse tient une boutique de statues pour décorer le jardin et Déméter s'est mise en business avec Hermès pour livrer des fleurs à travers le monde.

Voilà et sinon, au camps des sang-mêlés, on chante en VF : "L'Egée, qu'on voit danser l'été", "Debout les Dieux, réveillez-vous" et "J'ai deux amours, Pâris et mon pays".

Bien évidemment, il y a des fois où j'ai du mal à ne pas voir certaines figures Harry Potteriennes derrière quelques personnages Percy Jacksonniens : Tantale est le fils spirituel de Snape et Umbridge. Les deux frères Hermès qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau mais ne sont pas jumeaux, experts en conneries et contre-bande... ? Sans parler de Chiron, qui comme tout mentor qui se respecte, est paternaliste, secret et souriant. Jusqu'au héros qui me fait diablement penser à Harry avec sa vie merdique, son ironie et ses colères mal contenues. Toujours prêt à foncer tête baissée dans le danger si ce n'était sa meilleure amie (avec qui il a quand même des relations complexes) qui lui foutait des idées raisonnables à grands coups d'insultes dans la tronche. "T'as vraiment la tête pleine de varech !"

On retrouve donc le même genre de personnages, le même genre d'univers multi-référencé et plein d'humour. Mais à la place des sorciers, des dieux et des héros. C'est vraiment facile de tomber dans le piège de ces bouquins et de les avaler goulûment.


The obligatory extrait de l'entrée :
A la fin de la dernière chanson, Tantale s'est exclamé :
- Eh bien, quelle sympathique soirée !
L'air de rien, il a attrapé une pique en bois garnie d'un marshmallow grillé, qu'il a essayé de prélever. Avant qu'il puisse refermer la main dessus, le marshmallow a glissé de la pique. Tantale a tenté de le happer au vol, mais le marshmallow s'est suicidé en se jetant dans les flammes.
Quel vaillant petit marshmallow :D
(note : cet extrait n'est vraiment drôle que si l'on sait qui est Tantale...)
epanorthose: (H | :D)
Il y a quelques répliques bien sympa dans les Percy Jackson. Le personnage et l'auteur ne manquent pas d'humour. Des anecdotes loufoques, des apartés ironiques et des petits noms donnés ici ou là. Beaucoup de dérison surtout.

Ainsi, au début du tome 2, nous pouvons lire ce petit échange entre Chiron (le prof), Annabeth (la copine) et Percy (le héros) :

- Reste avec Percy, ma grande, [a dit Chiron]. Veille sur lui. N'oublie pas la prophétie !
- Euh... suis-je intervenu, vous voulez parler de cette prophétie super-dangereuse dans laquelle je figure mais que les dieux ont interdit de me raconter ?
Ni l'un ni l'autre n'a pipé mot.
- D'accord. Je vérifiais, c'est tout.


Oui, il y a des prophéties dans Percy Jackson. Mais eh ! les héros de la mythologie grecque en ont toujours une ou deux attachées aux sandalettes (Demandez à OEdipe !). Il aurait presque été contre-nature que Percy n'en ait pas une suspendue au-dessus de son auguste crâne de héros.

Donc Percy est attachée à une prophétie. Et, comme Neo, il n'a pas le droit de savoir ce que l'Oracle est allée bafouiller à son sujet dans l'oreille du Grand Maître et de la Fille de l'Histoire.

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