epanorthose: (P: noir!Olivia)
Dans cette histoire que j'aime imaginer tandis que j'appuie la tête contre la vitre du RER, il y a des personnages qui ont des noms d'étoile... Et vous savez qui a également des noms d'étoiles ? La famille Black/Malfoy ! Bien sûr, Rowling ne détient pas les droits sur les noms des étoiles, mais vous avouerez que c'est un peu délicat d'appeler un personnage Sirius ou Bellatrix. Et flûte !

En parlant d'étoiles, j'ai revu la série CDZA ce matin. Et qu'est-ce que j'ai ri ! Mais aux éclats et au point de devoir faire pause. Je suis vraiment très admirative du boulot abattu par l'auteur de la série. Et puis ce qui est génial, c'est que l'écriture est tellement dense qu'à chaque visionnage, tu repères une nouvelles blague, un nouveau jeu de mots, une nouvelle référence. Je crois que mon personnage préféré est Shun. C'est déjà le cas dans la série originale, mais même dans cette parodie, il reste mon perso préféré, pour des raisons totalement différentes. Et j'ai un peu l'impression que c'est également le préféré de l'auteur : après Seyar, c'est celui qui parle le plus. C'est peut-être pour ça que c'est celui qui me fait le plus rire.
Dans un commentaire, quelqu'un disait qu'il avait d'abord connu CDZA avant CDZ et, de ce fait, ne pouvait plus prendre la série originale au sérieux. Je le comprends.

Pour en revenir à HP, j'ai deux fics en cours, mais plus le temps passe et plus j'ai le sentiment (la certitude ?) que je ne les mettrai plus à jour. Plus avant longtemps en tout cas. C'est un peu con parce que j'ai des brouillons vachement avancés pour la suite des deux. Pour chacune, ce ne serait l'affaire que d'une semaine face à l'écran pour arriver à quelque chose. Mais chaque fois que j'ouvre le document, que je relis ce que j'écris puis que j'arrive au moment où je dois poser mes doigts sur le clavier, je pousse un long soupir et referme le document. Dans le même genre, j'ai un bonus de l'Hydre pas mal échafaudé. Un chapitre qui donnerait une conclusion, grandement méritée, à Harry. J'ai deux nouveaux personnages qui me chauffent un peu les doigts, une idée qui pourrait être intéressante d'amener dans le monde de HP... Mais non, je soupire.
epanorthose: (Default)
Suite à mon entrée titrée "Emma magique", [livejournal.com profile] bloodyscary m'a laissée un commentaire où elle exprimait son étonnement : elle ignorait que j'étais fan de Sailor Moon. Cela m'a fait froncer les sourcils. Il faut dire que [livejournal.com profile] bloodyscary me connaît depuis dix ans (la vache !).

Je ne me suis jamais cachée d'aimer Sailor Moon, mais il est vrai que la série ne fait plus vraiment d'actualité depuis plus d'une décennie. Je n'avais donc pas vraiment de raison d'en parler. Et puis Sailor Moon Crystal a été lancée. Je ne sais pas comment me positionner sur cette série. Elle joue beaucoup avec ma nostaligie. Elle s'éparpille moins que la première série et suit avec une grande fidélité le manga. Peut-être un peu trop en fait. Mais là n'est pas le sujet.

Le fait est que Sailor Moon est une série/un manga qui a énormément compté pour moi.

J'ai regardé beaucoup d'animés dans ma vie. Et pourtant je peux réduire cette liste à cinq titres. Cinq titres ont eu un impact déterminant sur mon imaginaire et probablement au-delà. On a beau dire, la fiction conditionne beaucoup notre regard, notre façon de voir et de faire face au monde. Elle propose des modèles.

Cinq titres donc.

Le dernier titre à s'être implanté dans mon imaginaire est Evangelion. J'ai découvert cette série quand j'étais au lycée. Ca a été une bombe. J'ai tout aimé. Le début, le milieu, la fin. Je ne parle pas des films, parce que je ne veux pas en parler. Je ne les considère pas comme vraiment canonique. Ils existent, mais je ne leur ai fait aucune place. Je ne saurais pas trop dire pourquoi Evangelion plutôt qu'Escaflowne que j'ai découvert juste après. C'est une série hyper désespérée ce qui n'est pas du tout ma came habituellement. Le héros est désespérant, bien loin des héros que j'apprécie habituellement. Et pourtant cette série reste pour moi un de mes plus grands chocs audiovisuels. A la hauteur de The Matrix. Peut-être parce que la série suppose qu'elle est suivie par un spectateur actif, jamais idiot. Peut-être parce qu'elle jongle entre science et mysticisme. Peut-être parce que tout est signe et symbole. Peut-être parce qu'il y a l'EVA 01. Je ne sais vraiment pas.

Un peu avant, il y a eu Théo ou la batte de la victoire. 101 épisodes que j'ai suivis avec passion. Cette série m'a bouleversée, m'a fait aimer un sport auquel je ne comprenais rien. C'est une histoire de deux frères. Il y a un mort. Un deuil dont il faut se remettre et dont on ne se remettra jamais. Une romance qui tourne en rond et qui ne pourra jamais vraiment être satisfaite. Et un héros qui doit accepter de devenir un héros. Adachi est un auteur magique pour lequel j'aurai toujours un infini respect. Cette série m'a inspirée les trois seules histoire "originales" que je n'ai jamais finies.

On entre maintenant dans le trio sacré. Ceux qui se sont enracinés dans mon coeur avant le lycée qui ont donc une place plus profonde, plus solide.

Le troisième titre est Sailor Moon. J'ai commencé à suivre cette série parce que c'était celle que mes soeurs suivaient et qu'elle était juste avant le deuxième titre que je vais donner dans un paragraphe. Je n'étais pas vraiment convaincue au début à cause de tous ces fillers qui déclinaient à l'infini toujours le même scénario. Et puis Sailor Moon est partie se battre contre la Reine Béryl. Les sailors senshis sont tombées les unes après les autres et Sailor Moon n'a pas renoncé. Elle a fini par vaincre. Les filles ont été ressuscitées mais leur mémoire a été effacée. Et je suis devenue fan. J'ai regardé toutes les séries. Sailor Moon m'a inspirée à écrire ma première fanfiction. Elle fait plus de deux cents pages. C'est une histoire compliquée où tous les secrets du passé sont dévoilés, où l'avenir est révélé.

Le deuxième titre ne sera probablement pas une surprise si vous avez été spectateur du Club Dorothée. Le mercredi matin, juste après Sailor Moon, c'était Dragon Ball Z. J'ai vu quasiment tous les épisodes de cette série. Et y en a beaucoup. Un peu moins de trois cents. J'ai regardé cette série dans le plus complet désordre. Suivant pendant l'année le mercredi matin les épisodes inédits et rattrapant pendant les petites vacances les redif pour combler les trous. Il m'a fallu tout mon collège et la première année de mon lycée pour tout remettre en ordre. J'ai inventé deux fics sur cette série, j'avais commencé à les écrire mais me suis arrêtée au bout de trois chapitres. Dans mon imaginaire, je suis allée au bout. Là aussi, c'est assez difficile de déterminer ce qui a pu me plaire. Surtout que je n'aimais pas beaucoup Dragon Ball. Gohan probablement. Sans m'identifier réellement au personnage, j'ai misé toute mon empathie sur lui. C'était le gamin du héros qui avait du mal à trouver sa place, partagé entre l'héritage héroïque de son père et la volonté tyrannique de sa mère. C'est pourtant le guerrier qui a le plus grand potentiel et refuse de l'exploiter. Peut-être que si, en fait, je m'identifiais à lui. Le "Cell Game" reste mon arc préféré. Je l'ai vu un nombre de fois incalculable. Vraiment.

Et à la première place, parce que la plus ancienne : Les Chevaliers du Zodiaque. Cette série n'est peut-être pas celle à laquelle je repense avec le plus d'affection, elle est cependant la plus importante. Pas juste parce qu'elle a été la première, mais parce qu'elle m'a ouvert les portes de la mythologie grecque. J'ai lu L'Odyssée (version abrégée) à neuf ans parce que j'espérais apercevoir un peu du monde des CDZ. Les valeurs de courage, d'amitié, de sacrifice ont fonctionné à plein régime sur la petite fille que j'étais. J'ai vu cette série trois fois entre 7 et 14 ans. Et, c'est amusant parce qu'à chaque fois j'avais un nouveau chevalier préféré. Premier visionnage, Seyar, sans surprise. Second visionnage : Shiryu. Dernière visionnage : Shun. J'ai jamais aimé Hyoga et Ikki en revanche. Jamais.

Il y a eu d'autres dessins animés que j'ai suivis avec ferveur. Olive et Tom, Lady Oscar, Laura ou la passion du théâtre, Creamy magique, le fait est qu'au bout du compte, il n'y en reste que cinq de vraiment importants.

Quand j'étais petite, regarder des dessins animés n'était pas chose aisée. Mes parents étaient fervemment contre toutes ces "japoniaiseries". Il fallait ruser, négocier, mentir, se cacher. Les notes descendaient trop, plus le droit de regarder la télé. Que de calculs savants pour programmer le magnétoscope à la bonne heure, que d'économie pour acheter des K7 vidéos vierges. Il y a quelques années, j'en ai reparlé ma mère. Elle m'a dit qu'elle et mon père avaient été idiots : ces dessins animés portaient des valeurs positives et que ça avait eu un impact important sur mon imaginaire.

Aujourd'hui, si des dessins animés comme Avatar me plaît vraiment, titille mon imagination et me fait aussi beaucoup réfléchir, je sais que cette série n'aura jamais le statut des cinq autres. J'aime Avatar, mais je sais que la série n'est pas cousue dans mon imaginaire. Elle est arrivée peut-être trop tard.

Est-ce qu'il y a une date limite pour laisser entrer des univers dans son imaginaire ?
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Conséquence attendue d'avoir vu Pacific Rim : j'ai envie de revoir Evangelion.

Mieux, j'ai envie de voir une série qui me procurera la même intensité émotionnelle.


Cette série n'était pas parfaite, bien sûr. Shinji est probablement le pire héros qu'on n'ait jamais vu de l'histoire des héros. Et en même temps, c'est ce qui en fait un perso unique et parfois même attachant (si on exclut les films, parce que je ne me suis jamais remise du moment pervers. Vous savez du quel je parle...).

Certes, la série est parfois partie en quenouille totale.

Mais j'ai vraiment aimé tout le mystère autour des Evas (l'Eva 01 est mon personnage préféré de la série) et Rei. Même si les Anges avaient quelque chose de terrifiant, je me suis vraiment prise au jeu d 3ème impact. Le truc qui a un peu foutu tout en l'air, il me semble, c'est toute l'intrigue sur le "plan de compatibilité de l'homme" et sa pseudo résolution.

Si je fais le compte, je crois que je peux réduire à trois les séries d'animation qui ont vraiment été importantes et marquantes. Avec les années, on fait le tri et on garde l'essentiel.

- Les Chevaliers du Zodiaque, série de mon enfance. C'est par là que le virus de la mythologie et de l'Antiquité m'est entré sous la peau et ne m'a plus jamais quitté.
- Dragon Ball Z, série du début de mon adolescence.
- Evangelion, série de la fin de mon adolescence.

Trois séries épiques qui mettaient perpétuellement une bande de héros dans des situations ultra précaires avec la survie du genre humain sur les épaules. Trois séries taillées pour un public masculin à l'origine. D'une manière générale, à part Sailor Moon que j'ai aussi beaucoup aimé, les séries destinées aux filles manquaient de souffle épique. Or l'épique, c'est vraiment le registre que je préfère.
epanorthose: (H: you've been psyched !)
J'ai regardé un ou deux épisodes de Saint Seiya: Omega. C'est une suite de la mythique série animée, Les Chevaliers du Zodiaque.

J'ai passionnément aimé cette série quand j'étais môme, comme à peu près 95% des mômes de ma génération. C'était une série animée destinée aux garçons, mais les filles aimaient tout autant. A huit ans, j'étais amoureuse de Seyar et je rêvais d'être Athéna. Mais la Athéna guerrière qui bastonne et n'arrive jamais qu'en fin d'arc. La véritable déesse de la guerre, intraitable et impérieuse. Je n'ai jamais compris pourquoi elle acceptait de se geler les épaules face à l'océan glacé, de se laisser enfermer dans un pillier. Bon sang, elle fout une tatane à Hilda qui n'est qu'une prêtresse, éclate la tête de Poséidon et on n'en parle plus. Parce que si Poséidon est un des trois Grands, pour reprendre la terminologie de Riordan, Athéna est la favorite des Grecs et c'est elle qui remporte toujours les tournois face à Poséidon. Au passage, je les trouve un peu ingrats ces Grecs. Poséidon est le dieu des mers, les Grecs sont des marins. Poséidon crée le cheval, Athéna la bride (et l'olivier). Y a quand deux poids de mesure.

Le problème de Saint Seya c'est que parfois on sent un peu trop l'influence judeo-chrétienne, ainsi que niponne. Genre, Hadès, c'est pas un mauvais dieu. D'une manière générale, chez les Grecs, il n'y a pas de mauvais dieux. A part Arès, qui est surtout un dieu barbare, incontrôlable et sanguinaire. Les dieux grecs sont ambivalents, mais pas foncièrement mauvais. Et Hadès est le maître du monde souterrain où vont toutes les âmes, les coupables, les héroïques et les ordinaires. Il n'est pas Dieu de la Mort, il n'est même pas le Dieu qui juge. Il décide de que dalle ! La seule chose qu'on peut lui reprocher réellement, c'est d'avoir enlevé Perséphone et de la retenir prisonnière quatre mois de l'année (même pas 6 comme je l'ai longtemps cru). C'est une confusion toute judeo-chrétienne de faire du maître des enfers un être terrible et cruel. Chez les Grecs, c'est juste le plus mal servi des frangins qui, du coup, fait souvent la tronche, voire la guerre, à Zeus.

Maintenant que j'ai bien digressé, revenons au sujet qui nous intéresse : Omega.

De ce que j'ai compris, Mars (et pas Arès) is back et il veut le pouvoir. Il est marié à Médée (mais bien sûr), ce qui prouve que sa réincarnation est sacrément cruche. Sérieusement, quel être mythologique épouserait une gonzesse prénommée Médée ? Y a quelques noms qui foutent un peu les miquettes quand on est un héros grecs : Clytemnestre, Phèdre, Déjanire, mais Médée les surpasse toutes. On retrouve des persos connus (Kiki qui est devenu chevalier du bélier), des enfants de persos connus (le nouveau chevalier du dragon est le fils de Shiryu et Shunrai).

Mon souci majeur avec cet animé est que non seulement c'est moche, mais moche ! et totalement pas raccord avec les autres séries, au point que les armures semblent faites de tissu ! Ainsi, le chevalier de l'aigle qui est un chevalier femme a l'air de porter un costume de Sakura.


Bon sang, elle a un porte-jartelle et des manches ballons ! C'est une femme-chevalier, pas une magical girl !



Non, le pire, c'est que c'est cliché. Médée murmure ses phrases comme toutes les femmes méchantes. Son petit frère est un salopard qui est toujours en train de sourire avec bonhomie. Dans le dernier épisode, qui se situe quand même en bout d'arc, le héros et le presque-héros ont passé la moitié de l'épisode à regarder le drame se passer sans rien faire, à écouter les autres parler sans agir. Mais bougez-vous les gars, battez-vous, chantez votre chant d'espoir ! Sérieux, c'est à pleurer.

A l'opposé total, j'ai jeté un coup d'oeil à Saint Seiya: The Lost Canvas. C'est vachement plus joli. Et puis tu y crois que les gars sont des chevaliers et qu'ils sont là pour faire pleurer leurs mères à ces connards de méchants.

Le problème, c'est que maintenant, je vais me sentir obliger de regarder Omega jusqu'à la bataille finale. Parce que j'ai envie de savoir qui est cette fichue Aria, présentée comme la nouvelle Athéna, alors que Saori est toujours là.

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