epanorthose: (Default)
Je ne suis pas encore en vacances, mais j'ai dit au revoir aux élèves. La semaine qui vient est une semaine de réunions. Ô joie. Ô bonheur. Le rythme s'est beaucoup ralenti, la pression retombe et mon corps lâche de tous les côtés. Toute la fatigue emmagasinée au long de l'année s'échappe de toutes parts. J'ai en permanence envie de dormir. Pour tout dire, je me réveille en étant fatiguée. C'est la chose la plus étrange et la plus désagréable qui soit. Chaque année, je fais face au même phénomène, mais là, je dois dire qu'il commence plus tôt.

Résultat de cette immense dépression énergétique, je regarde des films. Les promotions Fnac m'ont permise d'entasser un grand nombre de DVD. Généralement, j'achète des films que j'aime et que j'ai envie d'avoir en DVD, mais il m'arrive pour avoir la promotion (5 DVD pour le prix de 3) d'acheter des films que je ne connais pas et dont j'ai entendu parler. Des vieux films aussi.

Ainsi, hier, j'ai regardé Rango et La Rose pourpre du Caire. C'est en rangeant le second film dans sa boîte que j'ai pris conscience qu'il y avait comme un thème commun dans la sélection de la soirée. Pas fait exprès pourtant. Rango était assez sympa. Mais encore une fois, je suis restée bloquée sur le problème évident que suppose les univers avec des animaux anthropomorphisés. Pourquoi certains évoluent et d'autres pas ? Pour se déplacer, les personnages ont des cochons/sangliers. Outre que point de vue proportion, on n'y est pas du tout, pourquoi certains animaux ont gardé leur statut d'animaux (ils ne parlent pas, ne s'habillent pas, ne vivent pas dans des maisons) et d'autres se comportent comme des humains ? D'ailleurs, il me semble qu'à un moment on croise un sanglier anthropomorphisé. Pourquoi l'aigle qui fait fliper tout le monde se comporte comme un oiseau et pourquoi le serpent est un personnage parlant ? J'avais le même problème avec Bernard et Bianca au pays des kangourous avec le grand oiseau qui, de toute évidence, n'avait pas été aussi poussé dans l'anthropomorphisation. Mais sinon, Rango est un film assez cool. Je n'ai qu'un regret, qu'il n'ait pas réussi à avoir Clint Eastwood pour doubler le personnage de l'Esprit de l'Ouest. Ca aurait été vraiment cool.

Non. Mon réel grief est contre La Rose pourpre du Caire. Outre que c'est le film moderne le plus court que je n'ai jamais vu (1h18 !). Ce film est une grosse arnaque. Sur la jaquette, on t'écrit : "[...] Cette fable douce-amère, irrésistiblement drôle et d'une incroyable magie est un enchantement. Une réflexion lucide et tendre sur la vie, l'amour, l'illusion et l'espoir. Un film qui rend tout simplement heureux."

ARE THEY FUCKING KIDDING ME ??

Est-ce que les gens qui ont écrit ce texte ont vu le film ? "Irrésisitblement drôle" Mouais, si ils veulent. Disons qu'on sourit de temps en temps. J'ai surtout ri parce que j'ai reconnu Grand-Père Gilmore parmi les personnages du film dans le film. "Une réflexion tendre sur la vie et l'amour" ? C'te blague ! L'héroïne est mariée à un connard qui la bat, la trompe, dépense l'argent qu'elle gagne en jouant. Elle ne parvient pas à quitter réellement parce qu'elle a trop peur d'être seule. Vachement tendre la réflexion sur l'amour ! Pour fuir sa vie de merde, oui parce qu'en plus ça se passe pendant la grande Dépression, l'héroïne passe sa vie au cinéma et rêve de ces mondes idéaux et en noir et blanc. Elle se passionne pour la vie des acteurs qu'elle regarde jouer tous les soirs. Au point où un des personnages du film brisera le quatrième mur et sortira de l'écran pour lui déclarer sa flamme. Bordel-bordel. L'acteur débarque pour essayer de convaincre son personnage de retourner dans le monde fictif. Il tombe amoureux de l'héroïne à son tour. L'héroïne doit alors choisir entre un être parfait mais fictif et un acteur aussi réel que puisse être un acteur. Elle choisit l'acteur. Le personnage, désespéré retourne dans le monde fictif. Et l'acteur laisse tomber l'héroïne dont il s'était en réalité servi pour parvenir à ses fins. FIN. Ah oui ! Super tendre la réflexion ! Je cherche encore mon sourire ! Il a dû se perdre quelque part après les vingt premières minutes du film. Parce que le message en gros : la fiction n'est pas une échappatoire saine et satisfaisante, la réalité craint toutefois un max, alors oui, peut-être que la fiction et les fantasmes qu'elle génère, c'est un peu mieux. Mais juste un tout petit peu. Mais ça trompe quand même vachement sur les attentes qu'on est censé avoir sur la vie réeel. Qui craint. Un max.

Et le plan final du film, ça m'a fait un peu penser au plan final de Blue Jasmine. Film dont je ne saurai, probablement jamais, ce que j'en pense. A part que Cate Blanchett y est grandissime.

Sinon, j'ai passé tout le film à me demander à qui l'héroïne, jouée par Mia Farrow, me faisait penser. J'ai fini par trouver : Felicia Day !
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Je délaisse un peu mon LJ en ce moment. Pour diverses raisons. J'ai écrit quelques entrées mais ne les ai jamaies postées. Pour diverses raisons.

Après un début d'année assez difficile, des bonnes nouvelles arrivent enfin autour de moi. Pour le moment, on a un ratio de 2/5 dans ma famille.

Les vacances se rapprochent trop doucement. On sait qu'elles ne sont plus si loin, on en parle, mais elles paraissent encore bien irréelles.

J'ai des tas de projets pour les vacances :
- trier/ranger mon appart. Je ne range pas au printemps, je range quand l'été arrive. Il va falloir que je fasse du tri dans ma bibliothèque, mes fringues, que j'essaye de mettre un semblant d'ordre dans ce bazar.
- retrouver un poids plus agréable à transporter. Ces trois dernières années ont été émotionnellement, psychologiquement et donc physiquement assez épuisantes et ma manière d'encaisser, c'est de manger. Forcément, la prise de poids a été conséquente. J'aimerais retrouver le poids d'il y a trois ans.- lire enfin les bouquins que je n'arrête pas d'acheter et que j'entasse dans ma bibliothèque. Je rêve de m'étendre au soleil et de lire jusqu'à ce que la nuit tombe. Je rêve de m'immerger dans de nouveaux mondes. Mon imagination en a besoin. Je suis arrivée au bout des univers que j'affectionnais.
- commencer de nouvelles séries. Cette année, je n'ai fait que vivre sur mes séries de l'année dernière. Il va falloir que j'en fasse entrer de nouvelles dans mon programme car Revenge vient de se terminer. Je pense essayer :
  • The 100

  • Orphan Black

  • Daredevil

  • Vikings

  • The Wire

  • House of cards (uk & us)

Bien sûr, il y a toujours cette liste de séries que je dois voir/reprendre :
  • The Good wife

  • Parks and recreation

  • Orange is the new black

  • The Killing (version originale et us)

  • Agents of SHIELD

Et puis il y a toutes les nouveautés dont je n'ai pas encore entendu parler...

En fait, j'ai envie de me trouver de nouvelles passions, de nouveaux intérêts. De nouveaux univers. De nouveaux sujets capables de m'enthousiasmer. Trois années dans ce bahut m'ont totalement asséchée. C'est peut-être pour ça que je me suis engraissée. A défaut de nourrir mon esprit, je nourris (surnourris) mon corps.
epanorthose: (Default)
Je n'aime pas le vendredi. Je déteste le vendredi. Et j'abhorre tout particulièrement le vendredi soir. Pourquoi ? Parce que je termine avec deux heures de troisième. Et je suis tellement KO que je n'arrive pas à tenir le front face à leur insolence. Je n'y arrive pas. Et résultat, je termine la soirée en me morfondant sur ma nullité. Et résultat, j'ai tendance à faire passer la pillule amère en mangeant de la junk food et en regardant des tas de trucs.

Ce soir, j'ai regardé la saison 6 de Noob.

On a perdu en humour et déconnade tandis que le scénario et le développement de l'univers ont fait main mise sur l'intrigue. Pour être honnête, j'ai du mal à suivre. Il y a trop de noms et les noms, c'est vraiment pas mon truc. Il n'empêche que je suis impressionnée. Ce type avait de l'ambition et il n'a pas flanché devant la grandeur de son rêve. Avec trois bouts de ficelles, il a commencé à construire son truc. Et puis quand les bouts de ficelles n'ont plus été suffisants, il a trouvé un moyen de se doter de plus. Sérieux. Impressionnée. D'autant plus impressionnée, qu'il y a vraiment de bonnes idées.

Le personnage qui m'impressionne le plus est très certainement celui que j'aime le moins. Gaea. Je déteste viscéralement ce personnage. Gaea est veule, lâche, manipulatrice, ambitieuse, déloyale... Et l'histoire ne lui donne jamais une leçon, elle parvient toujours à ses fins. Quand un coup dur la frappe, elle trouve un moyen de rebondir. On a commencé la série avec elle qui débutait dans le jeu, elle est actuellement un des personnages les plus puissants d'Olydri. Je déteste ce personnage, mais je suis tout de même très admirative de fait qu'elle existe.

D'une manière génétale, la plupart de mes personnages préférés sont des personnages féminins. J'aime beaucoup Saphire et Ivy et je regrette tellement qu'on ne les ait pas vues dans cette saison. Golgotha crie un peu moins et je l'apprécie d'autant plus (la façon qu'elle a de renommer les personnages me fait bien rire). Et Couette m'amuse. Omega Zell est assurément le seul gros macho sexiste que j'apprécie : la série ne cesse de lui donner tort et il a quelques bonnes répliques.

Bref, une petite saison sympa, ambitieuse dans son propos mais pas grosse tête non plus. Il est facile de se laisser emporter par l'élan nostalgique et regretter les trois bons vieux bouts de ficelles et les blagues un peu facile, mais je refuse de tomber dans "le c'était mieux avant". J'apprécie assez l'ambition quand elle n'est pas pour servir une seule personne mais un projet, une idée, une production.

Demain

Nov. 3rd, 2014 12:24 am
epanorthose: (P: noir!Olivia)
Ca y est ! C'est l'heure de se coucher. J'ai retardé autant que possible, mais là, faut vraiment y aller ! J'ai les yeux qui se piquent et demain, mon corps ne va pas comprendre ce qui se passe quand le réveil va sonner à 6h30.

Demain, c'est la rentrée. Pas envie. Je me réconforte en passant que mes élèves sont probablement en train de penser exactement la même chose. Ou l'ont pensée toute la journée car j'ose espérer qu'à cette heure, ils dorment !

Le bilan des vacances est en demi-teinte. Point de vue boulot, j'ai rien fait. Mais vraiment rien de rien. Aussi bien pour le collège que pour l'agreg. J'étais partie avec plein de bonnes intentions et une volonté de fer. Sauf que mon corps m'a trahie. Et je me suis écroulée comme un chateau de cartes. Une semaine à ne pas pouvoir faire grand chose. J'ai essayé de travailler : je me suis endormie sur le livre.

Etrangement, j'ai réussi un peu à écrire. Ca faisait très longtemps que je ne m'étais pas adonnée à cette activité. Vraiment longtemps puisque même pendant les grandes vacances, je n'ai pas fait avancé le curseur de word d'une lettre. J'ai un peu lu aussi. Ou plutôt, j'ai commencé à relire Persuasion. Un de mes Austen préférés. Si ce n'est mon préféré. Ca dépend des jours.

Le NaNo a commencé hier. Je ne pense pas y participer. Je sais que le mois de novembre, en plus d'être le mois de la dépression, est un mois chargé en boulot. La fatigue s'accumule vite. Je vais toutefois essayer de consacrer chaque jour, au moins une demi heure, à un de mes textes en cours. Ce n'est pas ce qui me convient le mieux. Il est maintenant clair que je ne parviens à être vraiment productive que lorsque j'ai des longues journées qui se suivent devant moi. J'ai besoin de m'immerger complètement dans l'histoire pour pouvoir la raconter. Par petits tronçons de temps, je ne parviens pas à aller bien loin. Il n'empêche, au moins une demi-heure pour un texte. Bien sûr, la primeur est donné à mon projet Black Moon, dont le nom est totalement obsolète. Mais j'ai également, Résilience (chapitre 8) et Les Orphelins (chapitre 4) à écrire.

Pour mon projet, j'ai décidé d'un certain nombre de changements. Tout d'abord, je repasse en narrateur extérieur avec un point de vue interne. Et à moi les temps du récit. Après tout ce temps passé sur Résilience, je pense qu'il est temps que je m'occupe des Orphelins. J'ai découvert que j'avais un peu avancé le prochain chapitre, mais c'est très brouillon. Au moins j'ai une trame.

Bon. Assez tergiversée. Il est vraiment l'heure d'aller au lit et d'être demain.
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Ca me déprime ce dossier péda sur les enfants soldats ! Mais à un point. Heureusement que je n'ai pas de tablette de chocolat parce que je me la serais enfilée et j'aurais mal maintenant à l'estomac. Et à ma conscience. Parce que si ça se trouve, le chocolat a un goût de sang. Parce que le gamin soldat, le chocolat, lui, il en bouffe pas.

Et puis comme si les EU ne me donnaient pas suffisamment envie de hurler, j'ai maintenant la gerbe !

Je vous passe le passage où on parle des filles soldats ! Alors là, tu te reprends à penser que l'humanité devrait se prendre un gros caillou sur la tronche et qu'il est temps de passer à l'espèce dominante suivante. Genre les cafards. Je suis sûre que les cafards sont moins gerbants que les humains. Et si dans la prochaine ère, les cafards nous poursuivent jusque dans les coins pour nous écrabouiller hystériquement, ce ne sera que justice. On ne l'aura pas voler. Sérieusement, Leeloo, laisse-nous tous crever. Même l'amour ne peut pas racheter les monstres que nous sommes. Ni la sonate de Beethoven, ni la Vénus de Milo, ni la fusée Ariane !

Il me reste 25 pages à lire, je ne sais pas trop comment je vais réussir à aller jusqu'au bout. Va me falloir de la fic bien mielleuse après ça.
epanorthose: (H: you've been psyched !)
"J'ai les mains gelées."

Est-ce que vous croyez que ça peut fonctionner comme excuse pour ne pas corriger les copies ?

Non que j'aie besoin d'excuse pour ne pas corriger des copies. Et non que ce soit une excuse. J'ai vraiment les mains gelées et écrire dans ces conditions est vraiment désagréable. Voire difficile.
epanorthose: (H: BAMF)
Aujourd'hui, c'était le dernier jour de mon stage dont le thème était "égalité fille/garçon et discriminations". C'était hyper intéressant et vraiment instructif.

Les choses cools que j'ai apprises :

- durant les premières semaines, un foetus garçon et un foetus fille sont indifférenciables. Lorsque les hormones se déclenchent, c'est sur les mêmes tissus que qu'elles agissent. Ainsi gland et clitoris sont faits avec les mêmes tissus. Les petites lèvres chez les petites filles sont le pénis des petits garçons qui se referment et se soudent. Les grandes lèvres sont le scrotum. Et le sexe féminin est aussi long (si ce n'est plus) que le sexe masculin. Il est juste intériorisé. Ainsi, le clitori, ce n'est pas juste cette petite protubérance, il se prolonge en fait très profondément à l'intérieur du corps de la femme.

- l'hymen ne devrait en fait pas exister. Le tuyau vaginal n'existe pas au tout début (cf qui vient d'être dit au-dessus : au tout début, petites filles et petits garçons sont identiques, or les garçons n'ont pas ce conduit, il a donc été ajouté au moment de la différenciation). C'est un conduit qui se creuse jusqu'à rejoindre le conduit urinaire. L'hymen est le reste de tissu qui formait la cloison entre les deux conduits. Comme la peau qui lie dans un premier temps les doigts du foeutus qui disparaît, l'hymen devrait disparaître. Mais ce n'est pas toujours le cas. Comme c'est un reliquat inutile, il n'est pas dans le même état chez toutes les femmes. Ainsi, il peut ne pas être innervé (ergo, pas de douleur s'il s'abîme lors d'un rapport mal préparé) ou/et ne pas être irrigué (ergo pas de saignement). Il peut aussi prendre des formes différentes : petite corole, un "voile" criblé, voire être totalement fermé et dans ce cas il faut intervenir chirurgicalement parce que ça peut être dangereux pour la future jeune fille. Ergo, il n'existe pas de preuve (ou d'absence de preuve) de la virginité.

Les choses pas cools que j'ai apprises :

- 60 000 femmes ont subi des mutilations sexuelles en France. 11% de leurs filles ont subi une excision et 30% sont menacées par des mutilations sexuelles.

- dans le monde, 130 millions de femmes sont concernées.

- outre l'excision, qui consiste en l'ablation du clitoris, j'ai découvert un autre type de mutilation sexuelle féminine : l'infibulation. (A la fin de la conférence, on était tous défaits.)

On a eu aussi des chiffres sur l'orientation dans le système éducatif et le milieu de l'emploi. C'est désespérant. Les choses ne bougent pas. Entre "le plafond de verre" auquel se heurte les femmes avec un haut niveau de qualification et le "plancher collant" dont n'arrivent pas à se dépêtrer les femmes avec un bas de niveau de qualification. Et puis ces 27% de différence entre le salaire d'un homme et celui d'une femme (pour le même niveau de qualification, la même ancienneté, les mêmes responsabilités...

Et puis je ne vous parle pas de l'endoctrinement qui est fait dans la petite enfance, entre les catalogues de jeux qui proposent aux petites filles de 5-8 ans tout ce qui faut pour jouer à la maman, à la mariée, à la princesse et à la mannequin et aux petits garçons des jeux de stratégie, de construction, de guerre...

Ce stage avait bien commencé et puis la fin, elle a été un peu lourde à digérer...
epanorthose: (H: BAMF)

Dans Celui qui observait le vent et les nuages, j'ai réussi à éviter de fridger un personnage, mais je ne suis pas sûre de passer le test de Bechdel...

...

On sait qu'à un moment deux personnages féminins ont parlé l'un avec l'autre, mais on n'assiste pas à la conversation. James explique à Sirius comment il a entendu parler de l'Ordre : lors d'une soirée Lily et Alice ont parlé politique et actions.

Est-ce que ça compte ?

Je sais bien que le Bechdel test est un outil et qu'il n'est absolument pas garant de qualité. Mais j'aimerais bien éviter de reproduire bêtement les schémas contre lesquels je m'insurge parfois. C'est assez difficile de sortir des cases qu'on t'a habitué toute ta vie à parcourir, à sortir des schémas.

En ce moment, je corrige une expression écrite que j'ai donnée à mes troisième. Le sujet était le suivant : deux personnages habitent à la campagne ; l'un veut déménager à la ville, l'autre veut rester. Les élèves devaient imaginer le dialogue entre les deux personnages. Sur 24 copies, un seul a donné la victoire à la femme. Dans toutes les autres copies, la femme, qui est généralement celle qui veut partir s'installer à la ville (pour faire les magasins ! Si c'est l'homme, c'est pour trouver du travail et gagner de l'argent), finit par adopter le point de vue de son mari. Il veut partir, elle part. Il veut rester, elle reste.

Et dire qu'il paraît que le féminisme n'est plus nécessaire, que tout est acquis.

epanorthose: (H: not pleased)
Je continue ma rétrospective Veronica Mars. J'ai finalement réussi à regarder la saison 2 (première fois que je la revoyais depuis sa première diffusiion) et j'amorce actuellement la saison 3. Episode 308, pour être précise.

Veronica interroge une certaine Hallie, une Théta-quelque-chose, très blonde-très-rose-pas-très-fufute. Voici les sous-titres.

V : Et après sa chute ?
H : Rien. Elle ne sait pas tuée, ni rien.

...

Je vais aller me pendre.
epanorthose: (H: you've been psyched !)
Parfait !

Ma Grammaire n'arrive pas à répondre à une question simple. Quelle est la fucking classe grammaticale de "quand" ??

C'est pas hyper compliqué comme question. C'est même le B.A. BA. Est-ce que c'est un putain d'adverbe ou une saloperie de conjonction de subordination ? Parce que ça dépend des pages !

Et je sens bien que c'est un problème épineux parce que ma Grammaire emploie le terme de "mot interrogatif". Je le reconnais bien ce tour de passe-passe. Et pour cause, c'est celui que j'utilise face à mes élèves quand je ne connais pas le terme précis. Alors, on ne me la fait pas à moi !

Et je ne vous parle même pas de "comme".

Vous savez quoi ? Je vais faire à ma propre sauce.

Quand rentres-tu : adverbe interrogatif
Je me demanque quand tu rentres : adverbe interrogatif.
Quand tu rentres, je pars : conjonction de subordination.

Et s'ils sont pas contents, ils ont qu'à être plus clairs !


[EDIT] Ah, non ! Mais là c'est pas possible ! Ils le font exprès. Il y en a qui parlent de "pronom interrogatif". Oui, non mais là, je dis "non". Faut pas déconner !

Oups !

Jan. 2nd, 2014 04:03 pm
epanorthose: (P: noir!Olivia)
Le moment où tu découvres que tous tes cours (ou presque) d'étude de la langue et de narratologie de troisième relèvent en fait du programme de quatrième...

Mieux vaut tard que jamais me direz-vous.

Soit dit en passant, le programme de troisième en grammaire est complètement foireux. On demande aux élèves de produire des textes d'argumentation et des récits, mais sans en étudier les éléments constitutifs. Va argumenter si tu n'as pas revu la cause et la conséquence ! Va écrire un récit complexe si tu n'as pas revu la notion de PDV, de chronologie et de rythme ! Alors oui, ils sont censés l'avoir vu l'année dernière. On se fout de qui ? C'était l'année dernière, autant dire une vie pour des gamins de quatorze/quinze ans. Ils ne se souviennent déjà pas de ce qui a été fait le cours précédent, comment peut-on leur demander de mobiliser des connaissances qui datent de plus de dix mois.

Bon, c'est pas pour me justifier et excuser mon ignorance flagrante, mais quand même ! Au moins, j'obéissais à une logique. Et après on s'étonne que les résultats au DNB sont lamentables !

Ca fait quatre jours que je ne relève pas la tête du boulot. J'ai l'impression que je n'aurai pas fini tout ce que je dois faire à temps. En fait, ce n'est pas une impression, c'est une certitude : je n'aurai pas fini ! Et encore une fois, c'est les copies qui vont rester sur le bord de la route. Je ne comprends pas comment je m'y prends. Parce que vraiment, je bosse. La tête dedans et sans relever le nez ! A tel point que je suis maintenant totalement décalée : étant plus efficace le soir/nuit, je me couche à trois heures du mat et me lève à 10/11h. Et de 13h à 3h. Je ne fais rien d'autre. Je m'octroie des pauses d'une demi-heure pour les repas. Pour le boulot pas compliqué : j'ai un film en anglais que je connais quasi par coeur qui passe en fond sonore. Et malgré tout cela, j'ai encore un boulot monstre !

Et le pire, c'est que je ne suis même pas certaine de faire un travail grandiose. Mes cours sont convenus, sans fantaisie. Je suis tellement charette sur le programme que je ne programme aucun projet. Quand je vois l'investissement que ça demande, je n'arrive pas à comprendre comment mes collègues s'en sortent pour mener les cours traditionnels, les copies, les enfants et les projets en même temps. Je ne comprends pas.

Aujourd'hui, je vais m'autoriser ma seule sortie de la semaine : Gibert Jeune pour faire le plein de classeurs, pochettes à rabats, et autres pochettes transparentes. Glamour !

C'est un peu affreux parce que j'ai l'impression que je ne serai jamais bonne dans mon boulot. Y a jamais un moment où tu peux dire : "y a plus besoin de bosser cette notion, ce domaine, je peux passer à autre chose." C'est toujours imparfait ! Et j'ai énormément de mal à l'accepter.

Je crois que je n'ai vraiment pas choisi le boulot qui convient le mieux à mon tempérament. Et pourtant enseigner, c'est cool. Enfin quand il s'agit véritablement d'enseigner ce pour quoi j'ai été recrutée. Si on avait moins d'heures, moins d'élèves, on pourrait vraiment faire un boulot formidable ! Mais là, on ne doit se contenter que du moins pire possible et ça m'use.

Bon, allez, je poste et je pars.


Et au fait, bonne année 2014 ! Que tous vos projets soient couronnés de réussite, que la santé soit bonne et que la joie de vivre soit toujours au rendez-vous.
epanorthose: (H: BAMF)
Ou pas.

J'ai une semaine de ouf guedin psychédélique qui s'annonce.

  • Lundi (aujourd'hui) : conseil de classe.

  • mardi : correction de copies intensive. (Il faut !)

  • mercredi : concours blanc

  • jeudi : rencontre avec les parents pour la remise des bulletins + grève de la SNCF

  • vendredi : journée normale (ie cours de 8h à 18h)

  • samedi : concours blanc bis + spectacle My Fair Lady

  • dimanche : je décède enfin !


Et il y a un moment où il va falloir que je case une nouvelle relecture du Rouge et le Noir pour samedi. Genre, ce soir, ça aurait été une bonne idée. Mais j'ai, étrangement, préféré regarder Revenge et Once upon a time. Je ne regrette presque rien.

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, j'ai repris un stylo et une feuille et j'ai essayé de débloquer deux ou trois noeuds de mon projet Black Moon. Je dois bien avouer que la situation politique m'a un peu inspirée.

Vendredi, j'ai découvert ce qu'était la honte. Je pensais connaître, je n'en avais en fait aucune idée. Et permettez-moi de dire qu'il n'y a rien de bon dans la honte, mais vraiment rien. La pub ment totalement. Quand tu te la prends pure dans le ventre, c'est juste affreux. A en avoir envie de vomir.

Je suis allée voir le film Hunger Games 2 avec [livejournal.com profile] maius_intra. Ca n'a pas loupé, j'ai encore eu envie de pleurer quand on a visité le secteur 11. Je ne sais pas ce que j'ai avec ce secteur, mais il me fait remonter du fin fond de mon tréfond une lourde émotion. A chaque fois. Quant au film, je crois que j'ai préféré le 1. Mais je suis probablement une des rares personnes qui n'éprouve pas une haine inconditionnelle pour la "shaky camera" tendance ciné vrai. Bien sûr, si c'est fait en dépit du bon sens, c'est nul, mais quand c'est maîtrisé, j'aime en fait assez. Après, il est certain, que c'est un peu devenu un tic de réalisation ces derniers temps. Mais j'avais adoré dans La Mémoire dans la peau, qui, pour moi, est un peu le dépositaire de cet effet stylistique.

Que dire d'autre ? Wonder-Woman a été castée pour jouer dans le prochain Batman/Superman. Je ne connais pas la madame. J'espère qu'elle ne sera pas trop égratignée par Nolan et sa bande, mais je ne suis pas Super-Optimiste. Jeu de mots. J'ai vraiment détesté les derniers Batmen et Superman.

Cette entrée est un peu fourre-tout, but who cares ?!
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Vous allez rire.

J'ai encore un élève qui a dégueulé. C'est le troisième depuis le début de l'année. Cette fois, il a cependant eu la décence d'attendre de sortir de mon cours et d'arriver devant la porte de la prof suivante pour vider ses tripes sur le sol. Pas eu de vomi à gérer et d'élèves au bord de l'hystérie.

Mais c'est quand même pendant mon cours qu'il s'est senti mal.

Sérieusement, je commence à croire qu'on m'a maraboutée...

Bouh

Oct. 6th, 2013 11:31 pm
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Je suis allée voir Blue Jasmine avec ma mère et ma soeur. Et je suis bien incapable de dire si j'ai aimé ou pas le film. La seule chose dont je suis certaine, c'est que Kate Blanchett est grandiose.

Une chose cependant à dire : mes voisins étaient très étranges : ils riaient aux endroits les plus improbables. Deux scènes me viennent particulièrement à l'esprit.

spoilers )

SERIEUSEMENT ?! J'ose espérer que c'est un rire nerveux qui leur a jailli de la gorge.


Sinon, semaine un peu naze. On entre dans la phase de préparation au NaNo et ça ne me rappelle que plus durement qu'un an s'est écoulé et que je n'ai toujours pas l'ombre d'une histoire finie. Deux semaines que je n'ai pas bossé pour l'agreg ! Hier, j'étais tellement fatiguée d'écouter le prof ânnoner son cours (ce type n'a jamais eu d'élève de sa vie, ce n'est pas possible !) entre deux digressions et une accélération imprévue de débit que j'ai posé mon stylo une heure avant la fin du cours. Est-ce que ça vaut vraiment le coup que je sacrifie mes samedis ?

Bouh. Moral bas. Très bas. Et ça ne va pas aller en s'améliorant.
epanorthose: (H: not pleased)
Je suis maudite.

Deuxième élève qui gerbe pendant mon cours depuis la rentrée.

Je savais que je les faisais déjà chier, mais là je les fais carrément gerber.

*soupir*
epanorthose: (H: you've been psyched !)
J'ai vu mes quatre classes. C'est la première fois (preque) que je retrouve des élèves que j'avais déjà eus. C'est la première fois que je peux renseigner mes collègues sur le comportement de certains élèves. (Je remarque d'ailleurs que ceux sur lesquels on s'interroge sont très généralement des élèves que j'ai eus...)

J'ai repiqué, nez dans le guidon et mains dans les manuels.

En parlant de manuel, je n'arrive pas à faire un exercice de vocabulaire. Et ça me vexe un peu.
Consigne : Trouvez tous les verbes qui ont trait à la lumière, notamment, ceux qui répondent aux définitions suivantes. (déjà, je la trouve assez incertaine de son propos cette consigne. Genre y a d'autres mots, on le sait, mais si vous vouliez bien trouver ceux qu'on essaie de vous faire deviner, ce serait méga cool. THXS)
a) apporter une lumière.
b) emplir de lumière.
c) emplir (pour la lumière)
d) traverser (pour la lumière)
e) renvoyer la lumière.
f) briller d'un vif éclat.
g) briller de mille feux.
Je cherche la différence entre b) et c) ainsi que f) et g). Et je n'ai aucune idée de ce que pourrait être d). A ma connaissance "translucider" n'existe pas encore.
epanorthose: (Default)
Je viens de recevoir un mail de ma chef pour nous indiquer le déroulement de la journée de pré-rentrée et des jours suivants. #DONOTWANT
epanorthose: (H: not pleased)
... Lire la fiche Wikipedia d'Adolf Hitler.
epanorthose: (H: you've been psyched !)
Chercher un film sur l'immigration et trouver en tête de liste L'Arme fatale 4. Hmm. Au moins, ça risque d'éveiller l'intérêt de mes élèves.

En fait, je cherche un film traitant plus précisément l'arrivée d'immigrants dans une grande ville industrielle (moderne). L'origine m'importe peu, le pays d'accueuil de même. Ce qui m'intéresse, c'est le regard des personnages sur ce nouveau monde à des années lumières de ce qu'ils connaissaient jusque là. Le changement de rythme, de proportions, de coutumes. Un genre de lettre 24 de des Lettres Persanes en somme.

Est-ce que quelqu'un a une idée ? *pretty please*
epanorthose: (H: BAMF)

Je suis prof. Prof de français. En fait, je suis prof de lettres modernes, mais dans les faits, je suis prof de français.

J'éxerce une profession sur laquelle tout le monde a toujours un avis, une idée toute faite, une anecdote. "Mon fils, eh bien..." "Quand j'étais au collège..." "Aux infos, ils ont dit..." C'est attendu, c'est une profession à laquelle tout le monde a été confronté un jour. On a eu des profs sur le dos, jusqu'à 16 ans minimum. Et on les retrouve quand on devient parent. Ils nous accompagnent régulièrement aux infos au rythme de leurs revendications et grèves.

Le prof : payé à rien faire (il ne bosse que 18h), toujours en vacances quand il n'est pas en grève !

Certes.

Mais en fait, non.

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