epanorthose: (H: not pleased)
J'ai trouvé une nouvelle motivation pour reprendre et terminer mon histoire.

Hier, ma soeur a appris l'existence du prénom Amaël. Il lui a plu. A l'origine, c'est le prénom Maël qui lui plaît, mais c'est le prénom de notre cousine et on a réussi à la convaincre qu'elle ne pouvait pas donner le prénom de notre cousine à son futur môme. Et voilà que maintenant elle découvre Amaël.

Si elle a un môme avant que je n'aie terminé mon histoire, je vais être obligée de trouver un autre nom à mon héroïne. Et c'est juste pas possible !

Réclame !

Apr. 9th, 2012 02:54 pm
epanorthose: (H | :D)
Hier, j'ai déjeuné chez mes parents, en compagnie de me soeurs. J'avais apporté pour le dessert des mousses au chocolat.

- Que tu as faites ? m'a demandé ma petite soeur.
- Non, que j'ai achetées.

Elle a immédiatement paru dubitative et extrêmement déçue. Je lui ai alors dit d'attendre de les goûter.

Après un agneau à manger à la petite cuiller, un écrasé de pomme de terre qui a fait peur à première vue mais s'est avéré excellent. Un plateau de fromages à se taper les cuisses, accompagné d'un pain qui pourrait être mangé seul sans rougir, les mousses au chocolat sont arrivées pour accompagner le gâteau piccard. J'ai ouvert les pots et ai lancé le mouvement.

Sourire en coin, j'ai vu les yeux de ma mère et de mes soeurs s'écarquiller quand elles ont mis la cuiller dans leurs bouches.

- Ah ! Ouais ! s'est exclamée l'une.
- On dirait celle de Mémé ! s'est émerveillée l'autre.
- Je vous l'avais dit.

Les pots ont été raclés et tout le monde a voulu voir la marque. J'ai alors attiré l'attention sur la liste d'ingrédients la plus réduite qui m'ait été donné de voir depuis longtemps : chocolat, oeufs, matière grasse. Et c'est tout.





Elle est probablement plus compacte et riche que celle que mon arrière-grand-mère nous faisait (elle n'utilisait que le chocolat et les blancs des oeufs) mais, dans le commerce, c'est sans nul doute la meilleure mousse au chocolat que l'on peut trouver. Pour tout vous dire, au moment d'écrire cette entrée, j'ai bloqué sur le nom de la marque. J'ai demandé à Google : "meilleure mousse au chocolat dans le commerce". Il a immédiatement trouvé.


PS : Par contre, le cheesecake au citron de GÜ ne vaut pas qu'on s'arrête dessus. C'est moins mauvais que ce que j'avais pu goûter de la marque (un fondant, il me semble), mais ce n'est pas non plus transcendant, rien en tout cas qui justifie son prix.

PPS : La mousse au chocolat coûte un bras et un auriculaire.
epanorthose: (Ø: frangins)
Aujourd'hui, c'était galette des rois.

C'est ma fête préférée et je casse les pieds de ma famille chaque année avec. En particulier ma plus jeune soeur qui a en horreur ce gâteau et encore plus la tradition d'envoyer le plus jeune sous la table. Je crois que ma petite soeur n'aime pas qu'on lui rappelle qu'elle est la dernière de la famille. M'en fous ! Chaque année, je prépare le terrain (aka je fais du forcing mental auprès de ma mère) et chaque année, j'ai ma galette. Ma soeur, celle-là même qui n'aime pas la galette, m'a clairement dit qu'on ne faisait ça que pour moi.

Donc galette des rois en famille et ensuite visionnage de la saison 3 de Nicolas le Floch. Ma mère est fan des bouquins. Mais genre, elle midinette sur Nicolas. Genre, c'est trop la fangirl ! Alors, parce que je suis un peu la fan de séries de la famille et que j'endosse ce rôle avec importance, chaque fois qu'un nouveau coffret de la série librement adaptée des bouquins par France 2 sort, je l'offre à ma mère.

Au début, ils faisaient plus ou moins semblant d'adapter les bouquins mais depuis quelques épisodes, ils inventent des aventures inédites.

C'est assez étrange de regarder des séries françaises quand on est autant habituée que moi aux séries américaines. Formatée, je devrais dire.

Les épisodes de Nicolas le Floch font plus de 100 minutes, soit deux fois et demi le format américain habituel. Résultat le rythme est très différent. On prend son temps, on parle, on se promène. Il faut dire que dans Nicolas le Floch, c'est assez plaisant de les regarder parler et se promener. Les décors sont sublimes et les scénaristes ont fait l'effort de conserver toutes les tournues et images de la langue du XVIIIe siècle. On utilise le subjonctif à bon escient. Métaphores, emphases, atténuations à toutes les répliques.

Les costumes et accessoires font rêver d'un autre temps. Mais on sent que la prod' ne peut pas se permettre trop d'excès. Sur les deux épisodes de la saison 3, Sartine, lieutenant-général de la Police du Roi, ne revêt qu'un seul et unique costume. La duchesse et l'homme au visage vitriolé ont le même cheval. La même serviette apparaît dans l'épisode 1 et 2 et n'a jamais le même possesseur.

Les enquêtes sont d'une grande simplicité. Mais je ne suis pas certaine qu'elles aient vraiment vocation à perdre et surprendre le spectateur. En revanche, il est assez amusant de voir les prémisses de la police, les méthodologies déjà utilisées et les ignorences flagrantes dans certains domaines.

Mais là où je sens tout le poids du visionnage des séries américaines, c'est qu'un sein qui se montre dans l'échancrure d'un col, une paire de fesses que rien ne masque, les cadavres véritablement nus sur les tables d'auscultation, les amants lascivement étendus dans des draps froissés me font hausser un sourcil, voire deux. Et pourtant, qu'est-ce que je peux trouver ça ridicule, ces suaires qui couvrent totalement les cadavres alors que tout le monde est réuni pour étudier les blessures (remarquez que les gonzesses n'ont jamais de blessures au ventre, ou aucune qui vaille le coup d'être montrée : ça ruinerait tout le drapé !). Sans parler des draps dans lesquels s'enroulent les amants : "Si vous vous êtes désapés, c'est pas pour vous rhabiller de draps ! Vous allez avoir du mal à vous amuser, là !"
epanorthose: (Ø: frangins)
Avant-hier, ma soeur m'envoie un SMS.
Tu as vu le dernier HP ? J'ai envie de le voir.

Quelques échanges plus tard, nous décidons que nous irons le lendemain. UGC des Halles, séance de 16h20. On se donne rendez-vous chez les parents à 15h. Je réserve ma place.

Hier, je déjeune chez mes parents. Mon père a préparé une pièce de viande magnifique et des courgettes délicieuses. Tandis qu'il m'explique comment il a préparé le tout, ma soeur arrive. Café, clope, nous partons. Il est 15h40. Nous arrivons devant l'UGC des Halles, il est 15h50. Un monde emmitouflé se presse dans les artères des Halles, se massent devant les machines du cinéma. Un peu décontenancées par ce monde, nous nous mettons dans une file d'attente pour récupérer les billets. Par habitude, je jette un coup d'oeil vers l'écran de contrôle. La séance est complète. Je me vois déjà rentrée, bec dans l'eau et sentiment de frustration jusque dans la gorge. Ma soeur sort son iPhone. "On a qu'à voir où il se joue." Je lui conseille le UGC de Bercy. Séance à 18h45. "On en profitera pour se promener dans le village".

Ligne 14. Quelques stations plus tard. Ma réservation pour la séance de 16h20 a été digérée depuis vingt minutes. Ma soeur ressort son iPhone. Quelques clics plus tard sur le site de UGC, j'ai à nouveau réservé ma place. Direction vers l'UGC pour acheter la place de ma soeur.

Tandis que nous navigons sur l'interface du site UGC à une borne, nous découvrons que ma soeur, qui a moins de 26 ans, peut acheter une place à 3€25. Cliquez, c'est acheté.

Ballade dans les boutiques, fortune dépensée à la Confiserie Gourmande d'Antan (ou nom approchant), il est 17h45, je peux aller retirer ma place et nous irons faire du sitting gourmand devant la salle.

Alors que ma soeur tend son billet à l'ouvreur, voilà que ce dernier lui demande de prouver qu'elle a moins de 26 ans. Problème. Ma soeur de 22 ans n'a aucun papier sur elle. "Il faut que vous alliez en caisse payer la différence, mademoiselle." On essaie d'arguer, que vraiment elle a vingt-deux ans, qu'elle ne fait pas vingt-six du tout ! Il refuse, sourire trop poli sur les lèvres. "Si on me voit vous faire passer, j'aurais des ennuis. Allez en caisse."

De nouveau, déception et frustration montent. Pour la troisième fois de la journée, ma soeur sort son arme secrète : son iPhone. Elle a envoyé, il y a peu par email, un scan de sa carte d'identité. On remonte les archives et, armées de cette preuve, certes pas papier mais indéniable, nous nous dirigeons vers les caisses. La manager commence à froncer les sourcils, elle est pas trop d'accord, mais finit par accepter de laisser ma soeur passer. Elle signe le ticket et nous repassons conquérentes et victorieuses devant l'ouvreur-p'tites-couilles. "Bon film", nous dit-il. Crétin !

Je dois bien le reconnaître, hier, iPhone a sauvé notre séance.
(Et je ne suis même pas pro-apple)

Collector !

Dec. 1st, 2010 03:46 pm
epanorthose: (Ø: binocles)
Parfois, le sujet des collections tombe comme les sauces sur le tapis. Et je l'essuie machinalement. "Moi, des collections ? Non, je n'en fais pas."

Quand j'étais môme, j'ai plus ou moins tenté de me lancer dans la philatélie. J'ai vite abandonné. Durant l'école primaire, j'ai plus donné dans les images Panini. Mais après avoir patiemment collecté des images pour les coller malhabilement dans mon album Olive et Tom, puis Les Chevalier du Zodiaque je me suis lassée et j'ai délaissé celui d'Astérix Obélix.

A une époque, j'ai involontairement fait une collection de capsules de champagne. Vous savez, le petit bérêt métallique posé sur le bouchon de liège. Ma grand-mère avait rencontré une personne qui en faisait collection, elle avait trouvé l'idée géniale et m'en avait fait la promotion. J'avais dit OK, comme ça, parce que j'étais petite et impressionnable et que ça avait l'air différent comme collection. J'ai abandonné très vite. Point faible : à dix ans, on boit finalement assez rarement du champagne. J'ai abandonné, donc, mais n'en ai jamais informé ma grand-mère qui, des années durant me rapportait des capsules de champagne, m'expliquant que celui-ci était rare et celui-là très bon. Je hochais la tête, la remerciais et fichais mon butin dans ma poche. Et une fois, chez moi, je mettais cette ferraille à la poubelle. Ou l'oubliais pendant des mois dans ladite poche, sur le bord de mon étagère ou dans le fond de mon sac.

Quelques conversations m'ont appris que c'était finalement un phénomène assez récurrent. Pas la collection de capuchons de champagne. Heureusement, non. La collection que l'on fait malgré soi. Parce que ça permet à l'entourage d'avoir toujours quelque chose à nous offrir aux divers impératifs sociaux. Je connais quelqu'un qui, de fil en aiguille, de Noëls en anniversaires, s'est retrouvé avec une enfilade de théières aberrantes. De la plus snob à la particulièrement affreuse, en passant par l'absolument ridicule. C'est plutôt chiant comme collection car ça prend une place monstre.

Donc, moi, je ne fais aucune collection...

... Sauf qu'en fait, je viens de me rendre compte que ce n'est pas tout à fait vrai. Je collectionne des trucs particulièrement particuliers...

Je collectionne les Annonciations.
Oui, l'Annonciation. Celle avec Marie, Gabriel et la colombe.

Depuis l'année dernière, je collectionne toute reprise de la Cène.
Oui, la Cène. Celle avec Jésus et les Apôtres.

En fait, il est temps que je sorte du placard...

... Je suis une nerd.
La vérité vraie à mon sujet, c'est que je suis un peu une tarée frappée de l'hypertextualité en général et de la variation en particulier.

Ah ? Vous étiez déjà au courant ?

Bref, ma dernière proie : les reprises de "La Cigale et la Fourmi".
Oui "La Cigale et la Fourmi". Celle de La Fontaine. J'en suis à quinze textes collectés. \o/

2launay

Aug. 25th, 2010 07:34 pm
epanorthose: (Ø: prof)
Je viens d'appeler mon père ; il était au courant pour les deux Delaunay.

Bah évidemment. Il y a Sonia et l'autre, son mari.


Evidemment.

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