epanorthose: (H: looking for trouble)
J'ai fini Tower Prep (du moins, la première saison) et c'est en fait assez top méga cool.

Avant d'aller plus loin dans la présentation de cette série, il faut que vous ayez bien en tête à quel genre elle est affiliée. C'est une petite série (une saison de 13 épisodes), avec très probablement un budget assez limité, diffusée sur Cartoon Network. La cible première est donc un public assez jeune. Elle a été créée par Paul Dini, un scénariste souvent récompensé pour son travail sur les séries animées du DCverse. En ce qui me concerne, il a un golden ticket à vie pour avoir bossé sur Batman Beyond. Donc, tout ça pour dire, que oui, la série est destinée à un jeune public, mais à un jeune public intelligent. Et pour ceux d'entre vous qui feraient encore la fine bouche, juste deux titres : Harry Potter et Doctor Who.



Tower Prep, c'est avant tout l'histoire de Ian Archer (le blondinet) qui, comme je vous le disais la dernière fois, se réveille un matin dans une chambre, totalement désorienté. Alors qu'il jouait à un jeu en ligne, ses hauts-parleurs ont commencé à grésillé. Il s'est penché vers l'objet pour mieux l'observer et a perdu connaissance. Il était dans sa chambre et maintenant, il est dans une chambre inconnue, sur un campus encore plus inconnu. Il rencontre assez rapidement Headmaster (les adultes ne sont appelés que par des titres) qui lui révèle qu'il est un total Gryffondor... En fait, il lui dit qu'il est têtu, courageux, intègre, qu'il a des capacités de leader mais préfère la jouer solo. Donc, total Gryffondor. Sur comment il est arrivé, pourquoi il est là, Headmaster reste muet. Est-ce qu'au moins ses parents sont au courant ? Mais bien sûr.

Ian est bien décidé à ne pas se laisser enfermer de la sorte et tente dès le pilot une évasion. Sur le chemin, il fera deux rencontre déterminantes. Tout d'abord, il va croiser le chemin de Gabe Forest, CJ et Suki Sato qui, eux aussi, tentent de s'évader. Seulement, tout ce petit monde est poursuivi par les Gnomes (deuxième rencontre déterminante).

Les Gnomes sont, au premier regard, des êtres humanoïdes, carapaçonnés et qui émettent des bruits stridents ultra-désagréables. En plus de cela, on les repère de loin, car sur le sommet de leurs casques/cranes, ils sont équipés de deux lanternes vertes. Ils sont les gardes de l'école, empêchant les enfants de s'enfuir. Seulement Headmaster nie leur existence.

Ian, tel un héros de shonen, fout une raclée aux Gnomes (pinage !) et aide ainsi les trois autres à regagner sans encombre l'école. A partir de ce moment, les quatre décident d'allier leurs efforts pour comprendre ce qu'est Tower Prep et s'en évader. La seule chose de sûre, c'est que les étudiants qui arpentent les couloirs, en plus d'avoir été enlevés après avoir entendu un grézillement, sont tous doués d'un talent hors norme.

Ian est la figure du héros classique (il y aura d'ailleurs un épisode hommage à L'Odyssée... avec plein de grosses erreurs. Genre, on trouve le Minotaure ou Méduse dans L'Odyssée. Juste, genre !) Il n'est guidé que par une idée : s'évader ! C'est un fighter impressionnant, d'autant plus impressionant qu'il est doué d'un talent de "préflexe", c'est à-dire qu'il a un spider-sense : il pressent ce qui va arriver quelques secondes avant que cela ne se produise. Super pratique pour parer les coups. C'est un ami loyal, limite un peu con. C'est le bon gars. Mais il a tellement la classe quand il se bat et, dans le season finale, il fait quelques monologues qui lui redorent un peu son blason de awesomness.

Gabe, c'est le comic relief ambulant de l'histoire. Il parle tout le temps, surout quand il est nerveux et ça tombe plutôt bien parce que son talent c'est de pouvoir persuader à peu près n'importe qui de faire tout et n'importe quoi. Hyper pratique ! On aime bien Gabe. Il accumule tous les détails embarrassants possibles et imaginables (il a un doudou, se balade en sous-vêtements pendant la moitié d'un épisode, pleurniche...) et pourtant pas une seule fois je n'ai eu pitié de lui. Le personnage navigue entre la couardise et l'assurance démesurée, le ridicule et la grandeur et l'acteur, par son jeu, lui donne une certaine stabilité.

CJ, en revanche, on ne l'aime pas trop. C'est la greluche de base, qui de plus est servie par une actrice qui... bwaif, quoi ! Elle n'a aucun souvenir de sa vie avant Tower Prep et a un talent assez naze, sauf si vous êtes agent du FBI ou un pseudo mentaliste. Elle repère tous les petits tics nerveux et les décrypte aussi facilement que s'il s'agissait d'un livre.

Suki n'a pas non plus un talent particulièrement intéressant mais marrant : elle peut imiter la voix de n'importe qui même si elle ne l'a entendue qu'une seule fois. Bon, pour pallier ça, elle est super douée en informatique. J'aime bien Suki, elle est toute guillerette et a un charmant sourire.

La bande des quatre parcourt l'école au-delà du couvre feu, se réunit dans une salle secrète, ourdit des plans, met en commun des indices, suppute, conjecture, se retrouve mêlée à des histoires pourries. Parce que malgré eux, malgré leur volonté de ne pas s'impliquer dans la vie de l'école, la vie de l'école les rattrape souvent : un bal à organiser, une campagne d'élection à mener, des fraternités à semer. On croise tous les grands poncifs des teendramas, jusqu'au match sportif. Sauf que Tower Prep a son propre sport. Genre, si Hogwart a son Quidditch, y a pas de raison que Tower Prep n'ait pas son Buffer (c'est le nom de ce sport qui se joue à trois équipes. Un mix étrange de cricket et de hockey sur rollers. Je n'ai pas tout bien compris, surtout qu'on ne prend pas vraiment la peine de nous expliquer comment ça fonctionne.)
Des nouveaux arrivent, des élèves disparaissent sans laisser de trace et des questions sans réponse s'accumulent. Qu'est-ce que Tower Prep ? Pour qui et pour quoi prépare-t-on les élèves ? Qui sont les Gnomes ? Qu'advient-il des élèves une fois qu'ils sont diplomés ? Et où se situe cette fichue école ? Parce que les étoiles, la végétation, la faune, tout ça n'a aucun sens !

Tower Prep, c'est le mélange des genres. Teen drama, SF, complots, tout se croise, mais sans jamais s'emmêler. Chaque épisode nous donne des tranches de vie quotidienne, de mystères et d'aventure. Pas le temps de s'ennuyer ! D'autant plus qu'il y a toujours au moins deux intrigues, ce qui permet de ne jamais laisser aucun des quatre personnages de côté. En revanche, je regrette qu'on ne voie pas davantage les autres étudiants. Il y en a deux ou trois que je trouve plutôt intéressants.
Bon point pour la série : les gamins n'ont jamais des pouvoirs démesurés. Pour la très grande majorité, il est assez évident que l'on ne pourrait pas en faire des soldats spéciaux. On est très loin des X-Men. Les pouvoirs ne sont tellement pas déterminants que pour certains personnages, on ne les découvre que plusieurs épisodes plus tard et, comme ça, au détour d'une conversation. C'est rafraîchissant, mais un peu frustrant aussi. Oui, je ne suis jamais contente.
L'univers semble cohérent, les détails de l'école sont soignées. Les élèves ont tous un lot d'accessoires (outre le costume, sacs, PDA...) qui contribuent à donner cohésion et réalisme. Bien évidemment, comme dans toute série, les cours ne durent que deux minutes trente, le temps d'entendre le sujet du prochain devoir, de balancer un indice déterminant pour le reste de l'épisode. Il n'en reste pas moins, que l'école devient quasiment un personnage à part entière. Impression d'autant plus renforcée qu'une intelligence artificielle gère tout le réseau, annonce les différents moments qui rythment la journée des étudiants.


Donc, quatre ados un peu différents qui maraudent dans une école étrange, pleine de mystères et de secrets ; des pouvoirs de geeks ; des combats de ouf guedin ; des projets scientifiques ; des beaux gosses dont mon incarnation personnelle de Regulus, franchement, que demander de mieux pour terminer les vacances de Noël ?

Une saison 2 peut-être.
epanorthose: (P: bloody!Dean)
Tandis que je range mes cours, j'ai la télé en fond. M6 diffuse une nouvelle série : Mercy Hospital (Mercy de son vrai titre). Il y a Michelle Trachtenberg et James Van Der Beek. Deux acteurs qui ont débuté dans des séries Warner. Pour en revenir à la série...

C'est nul. Mais alors vraiment nul. C'est Grey's Anatomy, en très mauvais. C'est dire !
Une héroïne, dark and twisty, qui a tendance à noyer ses problèmes dans la boisson. Amoureuse mal placée. Sauf que c'est elle qui est mariée. Enfin, sur le point de divorcer. Des médecins qui s'envoient en l'air sur tous les brancards. Des coups d'éclat pour des patients prétenduement condamnés. Des patients dont l'histoire renvoie nécessairement à celle des médecins. Et les musiques soupesques. Tout est prévisible. Le moindre petit retournement de situation. La moindre étincelle d'émotion. Tout se voit venir à des mille de miles.

C'est naze.

En revanche, le personnage joué par Van Der Beek est grandiose. Je suis fan. Rien ne l'arrête. La politesse, la décence, les gamins qui ont des flingues sur la tempe, des infirmières prêtes à mordre, il envoie tout paître. Fun.
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
So, DW 512...
Un avis premier jet, pas forcément très bien écrit, nécessairement très biaisé...

Read more... )
epanorthose: (P: Tardis)
Doctor Who - 507 )

Supernatural - 522 )

Ridley Scott's Robin Hood )

Dans une entrée prochaine, je vous parlerai de Greek, la série que j'ai refusé de regarder longtemps pour une raison que je préfère taire. Je passerais encore pour une nerd bornée.
epanorthose: (P: the magnificent Dean)
Lorsque j'étais en quête d'un cadeau d'anniversaire pour ma petite soeur, je suis tombée sur un petit livret jaune : Discothèque idéale fnac. Il s'agit d'une sélection de 200 grands albums emblématiques pop rock de 1960 à 1979.
Pile poil ce qu'il me fallait pour mettre sur pied mon petit projet de playliste. Et puis il est plus que temps que j'élargisse ma culture rock. Aussi choquant que cela puisse paraître, le monde du rock ne se limite pas aux Clash, Stones et AC/DC. Moi, aussi, j'ai du mal à y croire et pourtant.

En parlant de Clash et AC/DC...

J'ai vu Iron Man 2 aujourd'hui.

I'm not a hero ! My false steps stick to my skin )
epanorthose: (P: noir!Olivia)
J'ai vu Sherlock Holmes et me voilà maintenant très perplexe.

c'est l'histoire de deux frères, mais pas de sang )


Sinon, j'ai vu Lovely Bones.
Ce n'était pas exactement le film qui convenait à mon humeur. Et il faudrait définitivement que j'arrête d'aller voir des films sans savoir de quoi ils parlent juste parce que je connais les réalisateurs. Ca me joue de sales tours.

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