epanorthose: (H: BAMF)


Une excellente vidéo d'un scénariste et développeur de jeux vidéos sur la question du sexisme et de la sexualité dans les jeux vidéos. C'est un discours intelligent et intéressant et qui, certes évoque l'univers des jeux vidéos, mais qui en réalité peut s'étendre à l'univers de la fiction et encore au-delà.
epanorthose: (H: BAMF)
Je regardais un playthrough de Injustice, le nouvau jeu de baston avec les super-héros de DC Comics, lorsqu'on a croisé le chemin d'un perso que je ne connaissais pas : Captain Marvel.

Apparemment, c'est un môme qui lorsqu'il dit SHAZAM se change en super-héros. Pourquoi SHAZAM ? Parce que le môme obtient alors la sagesse de Salomon, la force d'Hercule, l'endurance d'Atlas, la puissance de Zeus, le courage d'Achille et la vitesse de Mercure.

Déjà, là, j'ai fait un peu la tronche. Si tu obtiens la puissance de Zeus, tu ne peux pas obtenir la vitesse de Mercure. Nope. Ou tu as la puissance de Zeus et la rapidité de Hermès, ou la puissance de Jupiter et la rapidité de Mercure, mais on ne mélange pas les deux.

Mais passons.

Il s'avère que dans cet univers, il y a aussi une gonzesse qui peut acquérir des super-pouvrois en disant SHAZAM, sauf que elle, elle obtient a grâce de Séléné, la force d'Hippolyte, l'adresse d'Ariane, la vitesse et la faculté de voler de Zéphyr, la beauté d'Aurore et la sagesse de Minerve.

Si Hippolyte est bien une femme (c'est une des reines des Amazones), Zéphyr est, quant à lui, un dieu masculin. Mais passons. La grâce de Séléné ? la Beauté de l'Aurore ? Ca va être vachement utilie pendant une baston ! Et Captain Marvel, pourquoi il n'a pas la beauté d'Apollon et la grâce d'Endymion ? Vous ne pensez pas que l'endurance d'Artémis, ou sa précision aurait été plus utile ? Pourquoi ne peut-elle pas avoir l'esprit guerrier de Minerve. Et la détermination et le charisme de Héra ? Voire son esprit revenchard. Et quitte à récupérer la beauté, elle n'aurait pas pu récupérer celle d'Aphrodite qui aurait au moins pu lui permettre de charmer ses adversaires. Quitte à être dans le cliché. Parce que la beauté d'Aurore, elle est plutôt indolore, voire insipide.

Ah les comics ! Quel monde progressiste !
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Une vidéo très intéressante qui traverse l'histoire des Jeux vidéos en s'intéressant au trope de "la demoiselle en détresse". Clair, documenté, illustré. Et narratologique.



[EDIT 1] Pourquoi est-ce que j'ai immédiatement pensé à River Song en regardant cette vidéo ? Hmm. Je me le demande...


[EDIT 2] En fait, je vous recommande la chaîne dans son intégralité. Je regarde la série "tropes vs women" et je trouve ça hyper intéressant.
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Cela m'effraie toujours un peu de voir à quel point mon imagination est conduite par les livres, les films, les séries que je découvre et pour lesquelles je me prends d'une sérieuse tocade.

Depuis quelques semaines, quand j'y songe, j'essaie de développer une histoire. Rien de nouveau. De l'ancien que j'aime bien dépoussiérer. Mais la rencontre quasi simultanée avec Korra et Katniss a ravivé ma motivation de donner vie à Orphise, une jeune fille qui ignore encore le feu et la révolte qui couvent sous un vernis de politesse et de bienséance. A l'étroit dans ses robes toutes blanches et étroitement ceinturées, dans ses chaussures toutes mignonnes et si inconfortables. Orphise l'ignore, mais son monde est sur le point de basculer et sa nature profonde sera alors mise à jour.

Je couve Orphise depuis trois/quatre ans et je me demande si je ne suis pas en train de la voir apparaître. Je me demande si Katniss et Korra ne vont pas l'aider à déployer ses ailes. Je me demande aussi si je ne suis pas en train de laisser ces deux personnages me vampiriser l'imagination.

Orphise est une combattante implacable, une pierre qui dévale la pente sans s'arrêter, sans dévier de son chemin. Elle ne sait pas faire la distinction entre justice et vengeance et ne s'inquiète en réalité pas vraiment de la faire.

Je mentionne Korra, Katniss, mais je me rends compte qu'Orphise a d'autres mères, que j'ai suivi d'autres guides : Zoé Washburne, Sarah Connor, l'héroïne de Basara, Nausicaa, Max...

J'ai un faible pour les paires de frangins, j'en ai un autre pour les guerrières. Je crois que c'est la faute d'Athéna.


(PS : entendons-nous bien, je parle d'Athéna, la déesse grecque, pas sa prétendue réincarnation toute naze qui se balade en nuisette en Sibérie...)
epanorthose: (H: BAMF)

Mirror, Mirror avec Julia Roberts et d'autres gens



Snow White and the Huntsman avec Bella, Thor et Charlize Theron



Cette année, vous aurez le choix entre deux adaptations de Blanche Neige, une histoire où, rappelons-le, une princesse est belle parce qu'elle a la peau blanche ce qui lui attire la haine de sa belle mère, parce que le physique c'est tout ce qui inquiète les femmes (et qu'entre elles les femmes sont hargneuses et jalouses). Haine qui pousse la princesse à trouver refuge chez 7 mecs qui lui font laver leur linge sale pendant qu'ils sont à la mine jusqu'à ce qu'elle rencontre un type qui l'épousera.


Brave, I wait for you



(Avez-vous remarqué que mis à part Robin, l'arc est l'arme des personnages féminins ?)
epanorthose: (H: BAMF)
Dans les commentaires de mon entrée précédente, on m'a communiqué quelques liens que j'ai trouvé intéressants sur le traitement du personnage d'Irène Adler dans l'épisode 201 de Sherlock.

Un article écrit par Jane Claire Jones sur guardian.co.uk : "Is Sherlock sexist? Steven Moffat's wanton women.

Extrait :
While Conan Doyle's original is hardly an exemplar of gender evolution, you've got to worry when a woman comes off worse in 2012 than in 1891.

Un article de Holger Schott Syme sur son blog personnel disposito.net : "Steven Moffat, Sherlock, and Neo-Victorian Sexism."

Extrait :
Moffat’s plot is not only a total reversal of what happens in Doyle’s original; structurally, it in fact celebrates the deconstruction of a triumphant female character — first raising our expectations that this Irene Adler is the Irene Adler we know, only to reveal that beneath all the superficial self-assuredness, the sexual playfulness, the apparent control, lies a weak little girl who can’t survive without a man’s help and who is only too happy to acknowledge that man’s arrival with a tearful face beaming gratitude.


Moffat a ses fans acharnés qui assurent que le showrunner ne fait preuve d'aucun sexisme, voire de misogynie, dans la façon qu'il a d'écrire et mettre en scène ses personnages féminins. La preuve : Amy porte la culotte de son couple. La preuve : River sait se servir de pistolets. La preuve : Irène Adler se balade à poil pour impressionner la gent virile si faible devant le sexe faible (et exposé).

Je l'ai déjà dit, je le répète, je ne milite pas pour que tous les personnages féminins soient dorénavant forts, indépendants, confiants, compétents. Je n'exige pas que tous les personnages féminins pétillent de grandeur et d'intelligence.

Je milite en revanche pour que les personnages féminins ne soient pas réduits à des objets de conquête, de désir, traités comme inférieurs aux hommes. Ou bien faussement traités de "forts" sous prétexte qu'elles manifestent un attrait pour les armes et le sexe. Soyons clairs : pour être forte, d'après ces raconteurs d'histoire, la femme doit jouer les cartes des hommes : maîtriser leurs joujous et exciter leurs sens. C'est-à-dire être Lara Croft ou la nouvelle Irène Adler, être un homme avec des seins ou Eve (vue à travers le prisme de l'Eglise très virile). Il me semble aberrant qu'on continue de nous présenter des histoires où la femme est comme nécessairement inféodée à l'homme. Notre société n'est pas juste, dans certains endroits du monde (et parfois dans l'appartement juste en face) le sort réservé aux femmes est révoltant. Evidemment, un film, une série ne va pas changer le monde. Evidemment. Mais j'ai envie de croire que cela peut aider certains et certaines à ouvrir les yeux, à prendre conscience de certains de leurs automatismes et autres lieux communs.


Bonus : The woman's place is not in the refigerator, un article sur le trope de l'épouse tuée pour motiver le héros à agir.


Note : Dans un monde idéal, j'aurais le temps et le talent (et peut-être aussi le courage) d'écrire des tas d'histoires avec des tas de personnages masculins et féminins intéressants. Mais je ne suis pas dans un monde idéal. Alors au lieu de les écrire, je parle des personnages féminins et masculins des autres.
epanorthose: (H: BAMF)
Une magnifique music video comme j'aimerais un jour en faire...



Ca parle de Science fiction, de cinéma et télévision et, surtout, de femmes.

Vous pouvez aller féliciter l'artiste, [livejournal.com profile] charmax, sur sa page LJ

I did it !

Jul. 14th, 2011 09:52 am
epanorthose: (H | :D)


Pour la petite histoire.

Melissa Etheridge, l'interprète, a écrit cette chanson après qu'on lui a diagnostiqué un cancer. La chanson raconte donc son combat quotidien contre la maladie. La première fois que j'ai entendu cette chanson (elle faisait partie d'un fanmix sur les personnages féminins badass), j'ai tout de suite pensé à Buffy. Et j'ai eu envie de faire une fanvid. Seulement, très vite, la video n'a pas été qu'au sujet de Buffy, il y a eu d'abord Willow, puis la première Tueuse, Faith et quelques slayerettes qui sont venues faire les guests. Alors j'ai décidé de carrément ouvrir le casting à tous les personnages féminins que j'aimais.

ll y a des manques. Des manques qui me font rougir de honte (et quelques hyperprésences), j'en ai bien conscience. Le problème est que même si on sait qu'un personnage doit avoir sa place, il faut trouver la bonne scène dans l'ensemble de l'oeuvre et ce n'est pas toujours évident. Parce qu'on ne sait pas nécessairement où se situe cette bonne scène (surtout quand il s'agit d'une série qui compte plus de cinq saisons) et on n'a pas toujours la scène sous la main.

Alors voilà, y a pas Donna, y a pas de Lost!girl. Zoé, Luna, CJ, Jaye ou tant d'autres manquent à l'appel. Croyez bien que j'en suis désolée. J'ai réussi à faire entrer in extremis hier soir Lorelai, Hermione et les Friends et ça n'a pas été sans mal.

La vidéo n'est pas parfaite, j'ai bien cru que je n'en viendrais jamais à bout. Mais finalement, après trois étés, elle est enfin achevée. J'espère qu'elle vous plaira.

--
Note : il y a quelques erreurs dans le générique de fin. Elles sont en cours de modification.
epanorthose: (H: BAMF)
Il se pourrait que je vienne enfin à bout d'une fanvid commencée il y a de cela plus de deux ans.

Pourquoi autant de temps ?

Voici la liste que je dois mettre au générique (si j'arrive à trouver le moyen de le faire) :

Films :
James Cameron : Terminator, Terminator 2, Alien 3, Alien 4, Titanic
Joss Whedon : Serenity
Wachowski Brothers : The Matrix, The Matrix: reloaded
Luc Besson : The Fifth Element, Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec
George Lucas : Star Wars 2, Star Wars 4
JK Rowling/Cuaron/The WB : Harry Potter andthe Prisoner of Azkaban
Andrew Fleming : Nancy Drew
Lewis Carroll/Tim Burton : Alice in Wonderland
Adrian Lyne : Flashdance
Blake Edwards : Breakfast at Tiffany's
Tolkien/Peter Jackson : Lord of the ring 1 et 3
Charles Vidor : Gilda
Ridley Scott : Thelma & Louise
Shakespeare/Andy Fickman : She's the Man
Peyton Reed : Bring it on
Shakespeare/Baz Luhrmann : Romeo + Juliet


TV-Shows :
James Cameron : Terminator: The Sarah Connor Chronicles
Joss Whedon : Buffy the Vampire Slayer, Firefly
Chris Carter : The X-Files
Russel T Davies/the BBC : Doctor Who, Torchwood
Shonda Rhimes : Grey's Anatomy
Amy Sherman : Gilmore Girls
Ronald D Moore : Battlestar Galactica
JJ Abrams : Alias, Fringe
Eric Kripke : Supernatural
Paul Scheuring : Prison Break
Jane Austen/Adrian Shergold/BBC : Persuasion
Foz Allan, Dominic Minghella/ BBC : Robin Hood 2006
Alfred Gough, Miles Millar/DC : Smallville
Rockne S. O'Bannon : Farscape
Bryan Fuller : Dead Like Me
Constance M. Burge/Brad Kern : Charmed
Rob Thomas : Veronica Mars


Animated Movies and TV-Shows :
Studio Disney : Pocahontas, The Beauty and the Beast, The Little Mermaid, Tangled
Hayao Miyazaki/Studio Ghibli : Mononoke Hime
Disney/PIxar : The Incredibles
Naoko Takeuchi/Toei : Sailor Moon
Don Bluth : The Secret of NIMH
Marjane Satrapi/Vincent Paronnaud : Persepolis
Glenn Eichler, Susie Lewis/MTV : Daria


D'où deux ans.

Alors oui, il n'y a pas tout. Il y a même des manques effarants. Mais ce qui m'outrecuit le plus, ce n'est pas tant les grands titres que les grands personnages absents. Le plus dur à avaler pour moi est que je n'ai pas réussi à caser Zoe ou Donna ou même Elizabeth (celle que vous voulez au choix, d'une manière générale, j'aime assez les Elizabeth). Par contre, Buffy, elle est bien là, bien installée, bien présente. Le truc, c'est que malgré tout, le fandom avec des personnages féminins qui courent et sauvent le monde, celui que je connais le mieux, ça reste quand même Buffy qui bastonne les Vampires.

Ah oui. Mon thème, c'est les personnages féminins badass qui courent, tombent, se relèvent et sauvent le monde.

Et je dois dire que ma grande, très grande fierté, c'est d'avoir casée Mme Jonathan Brisby entre Buffy et Rose.

Et Leeloo.

Et Sarah Connor.

Et toutes les autres.
epanorthose: (H | :D)
Aujourd'hui, j'aime...


♥ les muffins framboises/extrait de rose.
Ils ont une tronche de rescapés de fin du monde mais ils sont absolument divins.
Ce que j'aime le plus dans les muffins, c'est le moment où je dois choisir ce que je vais mettre dans la pâte.


♥ la palette NAKED de Urban Decay.
La it palette de cette hiver est réapparue sur les présentoirs des Séphoras.
Ne la laissez pas vous échapper !


♥ "I want to be evil" d'Eartha Kitt



DC Women kicking Ass
Un tumblr qui met en vedette les superhéroïnes de la DC à grand renforts de dessins magnifiques.
Si je pouvais trouver un site équivalent pour les superhéroïnes de la Marvel...
[livejournal.com profile] badassdcwomen


[livejournal.com profile] brigantija
dont c'est l'anniversaire aujourd'hui :)
epanorthose: (Ø: stong woman)
Prudence et Bélisaire Beresford, incarnés respectivement par Catherine Frot et André Dussolier, sont probablement en passe de devenir mon couple préféré.

Les acteurs sont impeccables, leurs personnages exquis. Et Pascal Thomas, même s'il bouscule cette brave Agatha Christie que j'ai toujours trouvé trop allusive, a fait un magnifique travail d'adaptation.

Pascal Thomas a réalisé trois films inspirés des oeuvres d'Agatha Christie.
- Mon petit doigt m'a dit... (2005) : une aventure du couple Beresford.
- L'Heure zéro (2007) : Les Beresford ne prennent pas part à cette enquête.
- Le Crime est notre affaire (2008) : une seconde aventure du couple Beresford, qui peut très bien être vue sans la première.

Je ne suis pas totalement convaincue par L'Heure Zéro (excepté que j'adore Heurtebise et Emma). Mon petit doigt m'a dit... est sympathique. Le Crime est notre affaire est tout simplement délicieux.

Si les Beresford ne sont mon couple préféré (parce que Mulder/Scully, Docteur/Rose et autres...), ils sont au moins mon couple marié préféré. Et haut la main étant donné que la plupart des scénaristes ne savent pas écrire des couples mariés intéressants.

Quant à Prudence (je ne sais pas ce que vaut son alter ego christien), c'est un personnage féminin vraiment intéressant et différent de tout ce qu'on a l'habitude de voir. D'une, elle a la quarantaine bien passée. De deux, elle boit du whiskey. De trois, elle fuit ses petits enfants et toutes les obligations familiales. De quatre, elle est intelligente et drôle tout à la fois. Oui, donc un personnage féminin vraiment intéressant et différent. Et Catherine Frot est juste merveilleuse. Mais ça, ce n'est pas nouveau.

Et si je lisais les romans originaux maintenant ?
epanorthose: (Ø: action woman)
Je devrais dormir mais à cause du changement d'heure, j'ai du mal à aller me coucher. Alors je surfe sur le net, allant de lien en lien. Et je suis arrivée sur la page d'un projet de comic qui a l'air dément et dont bien évidemment la DC n'a pas voulu.

Dean Trippe, avec l'aide de quelques collègues et amis, avait commencé à développer une série pour le Supermanverse : Lois Lane, Girl reporter.

Lois a onze ans et elle vient de rejoindre son père sur sa base militaire, tandis que sa petite soeur et sa mère sont restées à Metropolis. Lois a onze ans, mais est intrépide, curieuse et courageuse. C'est une journalise en herbe qui aime fouiner, débusquer les mystères et les résoudre.

Trippe raconte qu'il a grandi avec deux soeurs et qu'il s'est souvent intéressé aux histoires dont le personnage principal est une jeune femme "cool". Je cite ses deux références : Nancy Drew, Veronica Mars. N'est-ce pas qu'on l'aime ? Malheureusement, l'industrie des comics ne s'intéresse que très peu aux personnages féminins cools. Et quand il y en a (Wonder Woman, Batgirl, Supergirl), elles sont là pour plaire à un public masculin adolescent. Et jamais au public féminin. Parce qu'après tout, tout le monde sait que les femmes ne lisent jamais de comics et que le public masculin ne veut pas de personnages féminins cools. Nope.

Je vous invite vraiment à aller faire un tour sur la page de l'auteur. Certes, c'est un peu frustrant de savoir que le projet ne verra jamais le jour. Mais il y a trois dessins vraiment adorables de Lois, Clark et Bruce quand ils n'étaient pas encore les héros qu'ils deviendront. Sauf que Lois est déjà une héroïne. :)

epanorthose: (H: BAMF)
Il fut un temps où Whedon devait s'occuper du projet Wonder Woman et pour une raison qui m'a échappée, il a été débouté. Dernier état des lieux : David E. Kelley est le nouveau chargé de projet. Pour ceux qui ne remettent pas : David E. Kelley, on lui doit Ally McBeal, The Practice, Boston Legal et Boston Public. Oui, David E. Kelley aime Boston. Quasiment toutes ses séries s'y passent. A part Chicago Hope évidemment.

Prochainement, donc on devra à David E. Kelley Wonder Woman.

J'ai des affections et des rancunes à l'égard de David E. Kelley. Donc, je ne suis pas encore tout à fait certaine de ce que je pense du fait qu'il soit le nouveau scénariste de Wonder Woman. Surtout qu'une photo circule sur le net. Et... Comment dire ?

Ca brûle un peu les rétines ! )

Vous vous doutez bien qu'une telle photo fait débat. Et il me semble que c'est une bonne chose. Je vous renvoie d'ailleurs à un article sur PAJIBA : "Wonder Woman, Slut-Shaming And Mastering The Art Of Sexploitation"
epanorthose: (H: BAMF)
Ce matin, j'ai lu un article recommandé par [livejournal.com profile] padmoony : Why Strong Female Characters Are Bad for Women.

L'auteur fustige tous ces nouveaux personnages féminins dopés aux anabolisants sexistes et conçus pour faire monter la testostérone du geeky nerdy loser. Les scénaristes et producteurs croient présenter des personnages féminins forts, parce que leurs héroïnes réparent des voitures en se mettant de la graisse partout, étalent un gars de 100kg du haut de leur mètre soixante-dix, collectionne les phD et n'ont même pas encore 30 ans. Dopons les compétences de personnages féminins, mais laissons quand même le héros viril sauver le monde. Même s'il est un loser. Surtout s'il est un loser.

Mais dans la digivolution, de potiche en détresse à wonder-bombasse, les personnages féminins n'ont pas pris un gramme d'épaisseur. Elles sont toujours ces personnages féminins caricaturés, sortis de l'imagination testostéronée de quelques créateurs. Elles sont toujours le prix de la victoire du héros.

Je vous conseille de lire l'article, il est bien écrit et développe bien mieux que moi l'argumentaire.

Pourquoi je parle de ça ?

Outre que parce que l'article est intéressant ?

Parce que ce soir, j'ai regardé The Interpreter et j'y ai découvert Silvia (interprétée assez brillamment par Nicole Kidman).

Silvia est un beau personnage, différent de ce que le cinéma américain a l'habitude de nous présenter. Non seulement plus complexe mais aussi compliquée. Je pourrais vous proposer une liste d'adjectifs pour décrire Silvia (courageuse, lâche, intelligente, forte, fragile, désespérée, idéaliste...), mais je ne pense pas que je vous donnerais une idée juste du personnage.

Je pitche tout de même rapidement.

Silvia est une interprète qui travaille au siège des Nations Unies. Elle surprend un soir une conversation où il est question d'assassiner un homme politique africain lors de son prochain discours devant l'assemblée. Avec d'abord beaucoup d'hésitations, on ouvre une enquête et deux agents des services secrets sont dépêchés pour s'occuper de l'affaire. L'un des agents est Keller, interprété avec finesse par Sean Penn.

Sur fond d'enquête politique, c'est surtout l'histoire d'une rencontre sur la pointe des pieds de deux personnages profondément éclopés. Silvia a fui son pays (un pays africain imaginaire), Keller est veuf depuis deux semaines. Et là où un film américain standard se précipiterait de consoler ces deux personnages dans un même lit, The Interpreter s'abstient. Pas que la relation manque d'électricité, juste que ce n'est pas le lieu, pas le moment, pas l'état d'esprit. Ce qui nous permet d'avoir une interaction plus fine, plus compliquée entre les deux personnages principaux. Bien que très belle, Silvia n'est pas un instant dans la séduction. Keller ne s'empêche pas de s'intéresser à Silvia, parce qu'il n'est pas dans la culpabilité.

C'est certes un film d'action, mais le film semble surtout s'intéresser à dessiner ses personnages. Touches après détails. Même si on comprend assez vite que Silvia n'est pas la première jeune femme venue, même si le deuil de Keller ne fait aucun doute, scène après scène on découvre un peu plus la profondeur des plaies que les personnages tentent de camoufler. Ce ne sont pas des révélations tonitruantes qui vous font écarquiller les yeux et hurler devant votre écran. Non, c'est juste un aperçu un peu plus précis dans le passé, dans les émotions des personnages. D'une certaine manière, cela me fait penser aux films hitchcockiens où l'intrigue (enquête, espionnage, contrespionnage...) n'est que prétexte à confronter puis rapprocher deux caractères très différents (comme dans Les Enchaînés ou La Main au Collet). On appelle ça le MacGuffin. Car plus que l'enquête politique, ce qui compte finalement est de comprendre le personnage féminin (comme dans Pas de printemps pour Marnie, Vertigo ou Les Enchaînés).

J'ai aussi apprécié le soin apporter aux personnages secondaires. Même s'ils ne restent pas longtemps à l'écran, même s'ils n'ont pas beaucoup de dialogues, on sent que chaque personnage de l'équipe de Keller n'est pas interchangeable avec un autre. Ca se joue dans des petits détails efficaces, dans un choix d'acteur judicieux.

Apprécié également, l'angle politique. On n'est pas dans la grande analyse géopolitique. Bien évidemment. Mais pour ce genre de film dont le rôle premier est normalement de faire monter le taux d'adrénaline, il est assez surprenant d'échapper au point de vue pro-impérialisme américain. On n'est pas dans la grande remise en question de la politique extérieure américaine. Ca ne va pas jusque là. Pas de dénonciation violente et virulente. Et pourtant. Il y a ici une opinion divergeante qui émerge.

Après, comme dans tout film appartenant à ce genre, il y a des facilités scénaristiques qui font hausser les sourcils (genre la conversation dans le bus), des raccourcis, voire oublis, qui font sourire au mieux et probablement quelques clichés ici ou là et dans les coins... Le passé de Silvia peut paraître un peu too much (en même temps quand on replace dans son contexte...). Mais en lançant ce film, je ne m'attendais juste pas à être aussi agréablement surprise. Et finalement, de ma semaine thrillers, c'est peut-être devant The Interpreter que j'ai passé le meilleur moment.

De ce fait, je crois que je vais regarder assez prochainement The Firm de Sydney Pollack. Même si début des années 90. Même si Tom Cruise.

Pour info, j'ai vu : The Black Dahlia, Shutter Island, Devil, Brick, The Order (la moitié), The Ghost Writer et The Interpreter.

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