Dragons !

Jan. 22nd, 2015 02:33 pm
epanorthose: (Default)
Quand j'aurai le temps, j'aimerais m'essayer au genre de la fantasy. C'est un genre que je connais à peine et vraiment mal.

Pour moi, la fantasy ce sont nécessairement des êtres vivants divisés en races et selon la race à laquelle tu appartiens, tu te destines obligatoirement à un type de métier. T'as pas d'autres possibilités, c'est génétique ! T'es un nain, tu veux nécessairement creuser des trous, sniffer du diamant et manier de la hache. Tu ne peux pas envisager une seule seconde d'être ballerine ou tisseur. Niet !
Il suffit de mettre une majuscule à un nom commun pour qu'il devienne mystérieux/important/sacré/magique. Y a toujours une compagnie qui a une mission à accomplir. La compagnie Compagnie sera immanquablement composées d'un Elfe, d'un mage, d'un nain, d'un barbare et d'un humain. Et l'humain est toujours le héros choisi élu des dieux du bled.
Une magie de ouf est possible, mais les gens se déplacent encore en cariole et bateau à voiles. Et parfois, y a une source d'énergie qui provient de la Pierre Sacrée Mais On Sait Pas Ce Que Sait Parce Que Personne N'A Jamais Pensé A L'Etudier Et Comprendre Son Fonctionnement Because C'Est Sacré. Et puis une y a une princesse, parfois guerrière.

Voilà, en gros, ce que je m'imagine être la Fantasy.

Alors je me gourre sûrement du tout au tout. Et je suis sûre qu'il y a de très bons bouquins dans le domaine. Seulement y en a trop et je ne sais pas trop de quel côté aller. Donc, si parmi vous y en a qui s'y connaissent, j'ai besoin de vos lumières pour m'aider à trouver ma voie. Je voudrais lire un roman (ou une série de romans) avec des dragons. Des dragons qui foutent la trouille, des dragons qu'on apprivoise, des dragons qui gardent des trésors, des dragons qui confèrent des pouvoirs, qu'importe mais des dragons.

Seulement, j'aimerais éviter les clichés cités ci-dessus et je refuse de lire des bouquins écrits par des auteurs qui refusent que l'on fasse des fanfictions sur leurs oeuvres. Donc si vous voulez me conseiller un auteur appraissant dans cette liste, vous pouvez oublier de m'en parler : je ne lis pas les cons. C'est leur droit le plus strict de refuser qu'on écrive des fics sur leurs histoires, comme c'est mon droit absolu de dire que je ne les lirai pas.

Et je viens de découvrir que Riordan était dans la liste des cons. Il se fout quand même sacrément du monde ! Sa série la plus connue est une immense fanfiction. Tu crois que t'aurais pu écrire Percy Jackson sans Ovide, Homère, Hésiode et Virgile ?!
epanorthose: (H: you've been psyched !)
J'ai péniblement fini de relire Le Rouge et le Noir (de Stendhal, pour ceux qui auraient réussi à passer entre au collège).

Ce livre est au programme de l'agreg. Sans ça, je ne l'aurais jamais relu. Je ne relis jamais les livres. Et j'ai aujourd'hui la preuve que j'ai raison de le faire.

J'ai lu Le Rouge et le Noir quand j'avais quatorze ou quinze ans. En troisième. A l'époque, le XIXe était encore au progamme en troisième. Ce n'est plus le cas maintenant, ce qui veut dire que ce livre ne sera plus jamais étudié ! En effet, déjà que c'est pas le bouquin que tu abordes dans n'importe quelle troisième (faut être sûr du niveau et de l'endurance de ses élèves), mais alors pour la quatrième... A moins d'avoir vingt-six gamins précoces en face, peu de chance qu'il y en ait qui dépasse la première page. Quant au lycée. Peut-être en seconde. Et encore ! De ce que j'ai vu, Stendhal n'est pas super à la mode au lycée. A part cette année, bien sûr. Vous pouvez être sûrs que tous les agrégatifs en lycée ont fait plancher leurs secondes (et en désespoir de cause, leurs premières) sur le bouquin.

J'ai lu donc Le Rouge et le Noir et, d'après ma soeur qui a une super mémoire, j'avais adoré. J'avais d'ailleurs appelé deux personnages principaux (des frangins) Sorel. Aurélien et Bastien Sorel. Ils étaient amoureux de l'énigmatique Constance... Je m'éloigne. Back to The Red and the Black. Je suppose que le côté héros révolté, ambitieux, amoureux malheureux m'avaient séduite. Que j'étais faible !

La relecture fut sur un tout autre ton : excessivement pénible. Julien est un connard. Mais un vrai, un gros. Son comportement vis-à-vis de Mme de Rênal est absolument monstrueux. Elle est pas bien finaude et j'ai parfois du mal à la prendre en pitié, tellement je la trouve cruche de tomber dans les filets de ce petit arriviste ! Il n'empêche que Julien est odieux. La seconde partie avec Mathilde est un peu plus amusante parce qu'elle ne se laisse pas toujours faire et lui rend tourment pour tourment. Mais j'ai tout de même exaspéré de lire et relire qu'elle voulait faire de Julien son maître. Alors oui, Mathilde vit dans un autre monde : son monde imaginaire peuplé de figures légendaires. Mathilde est un peu excentrique, mais c'est plaisant de voir que Stendhal en fait une femme de tête, brillante, spirituelle, orgueilleuse (à la façon de Darcy), courageuse et au caractère bien trempé. Elle décide de tomber amoureuse de Julien parce qu'il est différent de tous les pantins qui lui font la cour. Elle parvient à voir tout le potentiel que le petit secrétaire de son père renferme. Elle n'est pas bêtement séduite par des récitations et un joli visage. Si je devais sauver un personnage, ce serait bien Mathilde. Et Fouqué. J'y reviendrai. Mais les autres, peuvent tous crever ! Surtout Julien et Mme de Rênal. Bon, ça tombe bien...

J'étonne très souvent les gens quand je dis que je ne relis pas les livres (sauf obligation) et j'ai maintenant la preuve et l'argument que je fais bien de me tenir à cette règle.

Pour en revenir à Fouqué.

C'est moi ou Fouqué était amoureux de Julien ?

Je sais bien que le narrateur et Julien insistent pour faire de lui l'ami de ce dernier. C'est toujours "son ami Fouqué" par-ci "mon bon ami Fouqué" par-là. Mais moi, c'est pas ce que je lis. Je lis clairement une histoire d'amour à sens unique. Parce que le narrateur et Julien peuvent dire ce qu'ils veulent, Julien n'est absolument pas l'ami de Fouqué. En tout cas, il n'en a pas le comportement. Julien traite bien plus Fouqué comme un loyal serviteur que comme un ami. Dès que Julien est dans une situation brinquebalante, il se tourne vers Fouqué pour récupérer un peu de liquidité, cacher quelques lettres compromettantes que Fouqué doit jurer de ne jamais lire. Il suffit que Julien appelle à l'aide pour que Fouqué rapplique. Fouqué propose un poste dans sa petite entreprise de commerce de bois parce qu'il se soucie de l'avenir de Julien. Il lui promet une coquette somme pour cela. Bien plus qu'il n'est nécessaire et attendu de débourser. Quand il faut sauver Julien de l'échafaud, Fouqué est prêt à vendre tous ses biens. Et vous pensez que Julien le remercie, lui écrit pour prendre de ses nouvelles, pour le plaisir de la compagnie ? Mais que nenni ! Fouqué c'est la bonne poire qui répond présent à tous les appels. Et toujours les plus ingrats. Je n'appelle pas ça de l'amitié mais de l'exploitation et à la place de Fouqué, ça ferait un bout de temps que j'aurais dit "fuck" au joli petit Julien. Ca marche dans les deux sens une relation amicale. Une amitié à l'unilatérale, tu y mets fin.

Un sentiment amoureux, en revanche...

spoiler sur la résolution du roman )

Vous me connaissez. Je ne suis pas du genre à vouloir absolument transformer une histoire d'amitié en histoire d'amour. Je milite même pour que les histoires d'amitiés soient plus présentes dans la fiction. Mais là, je suis désolée, je vois juste un pauvre gars qui est tombé amoureux de son ami d'enfance, ami d'enfance qui non seulement ne s'en est jamais aperçu mais a en plus exploité la faiblesse que le premier lui témoignait.

Pauvre Fouqué.
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Je suis prof, pour moi, la fin de l'année se situe réellement en juillet. Pas que pour moi d'ailleurs, puisque le théâtre et la télévision fonctionnent aussi avec ce calendrier. Mais on ne peut pas aller contre la tradition du bilan de fin d'année. Le 31 décembre arrive, 2014 piaffe à la porte, il est temps de revenir sur ce qui a été lu, vu, fut fait pendant cette année 2013.

Théâtre, cinéma, lecture, écriture, séries )
epanorthose: (H: BAMF)
Pour Buzzati, dans le recueil K, toutes les femmes sont des garces, sauf les mères et les bonnes épouses fallottes qui se font jeter par leurs maris pour des garces.

(Le terme de "garce" revient quasi sytématiquement pour caractériser un personnage féminin, faut dire qu'elles trompent, dominent et tentent d'assassiner leurs amants/époux. Et harceler une femme pour la séduire est totalement OK.)

I love this man !


PS : La page wiki du recueil est à éviter absolument (erreurs, formulations pompeuses et creuses...).
epanorthose: (H: you've been psyched !)
Il y a quelques mois, un bouquin a attiré pas mal d'attention. La Vérité sur l'affaire Harry Quebert.


(Sa couverture est tombée à point nommé puisqu'elle utilise un tableau de Hopper qui a eu le droit à une exposition au Grand Palais cet hiver.)



de quoi ça parle ? comment ? ce que j'en pense. à peine spoilerisant. )
epanorthose: (H: you've been psyched !)
Suite à mon visionnage du vlog de Lizzie Bennet (The Lizzie Bennet Diaries sur YouTube pour ceux qui auraient raté les précédents posts sur le sujet), je suis retombée Austenie.

J'ai revu la série de la BBC, la version ciné avec Knightley (que j'ai trouvé meilleure au second visionnage) et je viens de voir la série de 2009 d'Emma. Va falloir que je rejette un oeil sur le roman car je n'ai pas le souvenir que l'on sache aussi tôt Knightley (qui est joué par Jonny Lee Miller, l'actuel Sherlock Holmes d'Elementary) est amoureux d'Emma. J'ai l'impression de me souvenir que ça m'était tombé un peu dessus sans prévenir à la fin du bouquin. Ou qu'en tout cas, je n'avais pas dû déchiffrer les divers indices. Le fait qu'il avait seize ans de plus a dû beaucoup dans mon aveuglement.

J'apprécie énormément être surprise par une intrigue, parce qu'il faut dire ce qui est : c'est rare ! N'y voyez aucune vantardise de ma part. Mais depuis le temps que je pratique la fiction, je commence à savoir repérer les ficelles qu'actionnent les auteurs. En revanche, je n'aime pas du tout être prise au dépourvue par un couple. Ca me déplaît fortement. Je n'ai, par exemple, jamais adhéré à L'Escalier C pour cette raison. J'aime que l'auteur, les scénaristes m'embarquent dans l'aventure amoureuse. J'aime assister aux tourments amoureux et aux questionnements et aux accélérations cardiaques qui prennent au dépourvu.

Puisque je parlais d'Elementary... J'aime assez les Sherlock et Joan que la série propose. Sherlock est franchement abîmé et Joan ne se laisse pas impressionner. Je regrette qu'ils n'aient pas gardé le passé militaire du Watson d'origine. Même sans l'envoyer sur le front, elle aurait pu exercer dans un hôpital militaire sur le territoire américain. Sinon, une chose est certaine les deux acteurs principaux sont hautement compétents. Une fois qu'on a dit que les acteurs compétents et que la dynamique Holmes/Watson fonctionnaient bien, il n'en reste pas moins que la série est assez classique et s'inscrit dans une tranchée que House a lancée un bout de temps : le héros génial mais immature et le second rôle, très sérieux, qui tente de suivre derrière. (Si je dis que ça pourrait presque faire penser à la dynamique que X-Files avait mise en place [sauf que c'est tellement plus subtile], on risque de soupirer. Mais qu'y puis-je si X-Files a tout fait avant toutes les autres ? Ce n'est pas pour rien qu'elle est la grand-mère de toutes les séries actuelles !). On pourrait souligner et s'amuser du fait que House est justement une adaptation de Sherlock Holmes. La boucle est bouclée.

Sûrement pas ! A mon avis, ils ne sont pas prêts de laisser tomber le filon !

Il est amusant de constater que les auteurs qui m'ont le plus inspirée et soufflé l'envie d'écrire sont des auteurs anglais. Mon imagination est cousue de fil made in Great Britain.

Et made in Japan, mais ça c'est une autre histoire.

A la marge

May. 13th, 2012 09:00 pm
epanorthose: (P: Tardis)
J'ai envie d'une liseuse. J'hésite entre une Kindle et une Kobo. J'hésite entre un écran tactile et un écran à touches.

Il n'empêche que j'aime acheter des livres. Des neufs et des occasions.

Acheter un livre d'occasion ne me pose aucun problème. Savoir que le livre a vécu dans d'autres mains, s'est égaré sur d'autres bibliothèques, a souffert dans des poches et des fonds de sacs, a été corné, relu, oublié, retrouvé, prêté, a soupiré sous d'autres doigts ne me dérange en rien. Bien sûr, j'essaie de choisir celui qui tient le mieux ses pages, dont la couverture a été le moins griffé. Parce que je veux qu'il ne s'effondre pas quand je le ravivrai une fois encore, le transporterai un peu plus loin, le baladerai au fond d'un sac trop chargé.

Mais je crois que ce que j'aime le plus dans les livres d'occasion, ce sont les anotations oubliées dans la marge, qui s'enroulent maladroitement dans les blancs. Ce sont les passages soulignés et les citations surlignées. J'aime les dédicaces, les premières pages où l'on inscrit fièrement au stylo un nom et une date. C'est un deuxième livre qui se dévoile : l'histoire d'une relation entre le lecteur et l'auteur.

Les Hauts de Hurlevent est une histoire écrite dans la marge. C'est une idée qui m'a toujours faite une forte impression : de quelle largeur était faite ces marges pour contenir une histoire aussi complexe ?
epanorthose: (H: you've been psyched !)
Pourquoi n'y a-t-il aucun gamin qui s'appelle Sherlock ou Arsène (à part le neveu de [livejournal.com profile] lucile84) dans les cours d'école ?

On a croulé sous les Brandon, Brenda, Dylan et Kelly. On croule actuellement sous les Nathan et les Lucas. Y a des Arthur et des Alexandre à ne plus savoir qu'en faire. Pourquoi il n'y a jamais eu des tas de Sherlock et d'Arsène ?

Certes, les noms paraissent un peu étranges. Mais tout est une question d'habitude.

Sherlock et Arsène sont des personnages littéraires particulièrement emblématiques. On a fait des tas de films à leur sujet, et des séries, et des dessins animés. Depuis qu'ils sont tombés dans le domaine public, on leur réécrit des histoires. Ca fait un siècle qu'on les convoque pour incarner l'enquêteur ou le voleur ultime. Et malgré cette ultra présence, ils n'ont jamais réussi à se creuser une place dans le top 10 des prénoms les plus donnés.

Etrange.


PS : est-ce que d'Artagnan a un prénom ?
epanorthose: (H: BAMF)
J'ai terminé Le Club Jane Austen de Karen Joy Fowler.

Je me suis lancée dans la lecture de ce livre à cause du film. J'ai vraiment beaucoup aimé le film, le casting est convaincant, le montage parallèle rythmé et permet de suivre en même temps quatre destins de femmes totalement différentes et pourtant toute liées les unes aux autres par leur passion pour Austen (entre autres choses). Certes, on n'a pas accès à tous leurs souvenirs, à ces détails si frappants comme dans le livre, mais leur présent est tellement bien rempli, on sent tellement bien quels genres de femmes elles sont. On n'a finalement pas besoin de tout savoir. Je reproche au livre d'oublier un peu certains personnages au profit de Sylvia et de son divorce. Le film va plus loin dans les doutes de Prudie. Grigg a plus de présence et n'est pas juste un prénom qui apparaît ici ou là, toujours exclu d'un "nous" fantômatique.

Pour une raison qui m'échappe totalement, l'auteur a choisi pour certains passages un narrateur à la première personne du pluriel. Sauf qu'il n'y a personne à caser dans le "je" qui accomagne le "elles". Aucun personnage n'assume jamais la narration -- à part peut-être Bernadette dans le chapitre qui lui est consacré. Elle raconte ses souvenirs à Prudie, mais la poncutation semble nous indiquer que l'on quitte le dialogue réminiscent pour un récit biographique. C'est un "nous" impérial qui réunit toutes les femmes en une seule conscience, un seul esprit. Elles ne sont plus des êtres distincts et automes mais deviennent une entité féminine et décisionnelle. Je déteste ça. J'éprouve une aversion quasi physique pour le motif du gynécée.

Il faut aussi dire que la traduction de Sylvie a fini par me faire un peu prendre en grippe le bouquin. Je me suis mise à douter de tous les mots, à suspecter la moindre tournure. Exemple, cette phrase, pas très heureuse m'a fait rire et pester pendant bien trois minutes.
La salle de lecture des ouvrages rares étaient tapissée d'étagères en verre coutenant les livres rares et, était, à sa manière, tout aussi agréable.
Oui et dans la salle de Géographie, il y a des livres de géographie. Et dans la chambre, un lit...

Tout ça pour dire, heureusement que j'ai fini le bouquin, j'aurais fini par pinailler sur tout et n'importe quoi.


Pour terminer, je vous offre une dernière maladresse de traduction made by Sylvie.
[Allegra] se souvenait que Callie était devenue si mince que tout le monde avait cru qu'elle était anorexique. Elle avait voulu malgré tout être majorette supporter.

Oh, Sylvie. Vraiment ? Traduire "cheerleader" par "majorette supporter" ? En France, il y a un terme tout à fait acceptable si on refuse de garder le terme américain (et qu'on est à ce point pris de la traductite aiguë) : "Pom-pom girl".
epanorthose: (H: BAMF)
Hier soir, j'ai regardé Jane Austen Book Club, film bien sympathique qui ne manque jamais de me mettre de bonne humeur. Je me suis couchée avec l'envie de lire le roman avant de me rappeler qu'il y a quelques mois, j'avais justement fait l'acquisition du roman (suite à mon premier visionnage du film). J'ai immédiatement sauté de mon lit et me suis précipitée vers ma bibliothèque dont j'ai extrait ledit roman. Il était déjà minuit mais je n'ai pas pu résister à l'envie d'en lire quelques pages. Je me suis arrêtée vers deux heures du matin quand mes yeux n'en purent plus.

Ce matin, mon second geste a été de saisir le bouquin et d'allumer dans le même mouvement la lumière (le premier a été de prendre mes lunettes). Et me voilà embarquée de nouveau dans la lecture. J'ai laissé passer l'heure du petit déjeuner. Et il a fallu que j'arrive au chapitre dédié à Prudie, prof de Français, pour songer qu'il était peut-être temps que je pose le livre et me mette au travail. Ce n'est finalement pas la corde de la culpabilité qui m'a fait bondir (une fois encore) de mon lit et me précipiter sur mon ordinateur.

Je cite.
La mère de Prudie n'était pas très fanatique des jeunes hommes qui ont les pieds sur terre. (Mais en fait elle allait beaucoup aimer Dean. Ils regardaient tous les deux Buffy, le tueur de vampires le mardi soir et se téléphonaient ensuite pour discuter des rebondissements de la semaine. Dean raffolait des vies de super-héros tristes et bourrés de culpabilités. [...])


Vous l'avez-vue ? La bourde monstreuse ? La preuve d'une inculture populaire et d'un manque de professionnalisme ? Le sexisme automatique ?

Puisque cela tue des vampires, c'est nécessairement un homme. Et tant pis pour Whedon qui a posé une pierre fondamentale dans la culture audiovisuelle sur laquelle d'autres ont pu bâtir univers et personnages. Tant pis pour le personnage de Dean qui laisse entrevoir bien avant la fin qu'il est un peu moins cromagnon que Prudie semble vouloir nous le faire croire à un prime abord. Tant pis pour le professionnalisme et la méticulosité dont un traducteur doit faire preuve. De toute manière, c'est un livre destiné aux fans d'Austen, comment pourraient-ils être aussi incollables sur la culture pop et, surtout, se formaliser que Buffy the Vampire Slayer ait été traduit Buffy, le Tueur de Vampires ?

Sylvie Doizelet, Folio, eh bien, je repère et je me formalise !
epanorthose: (H: you've been psyched !)

Ca craint !

J'ai passé tout la journée à lire le premier tome des aventures de Percy Jackson. Je me suis bien marrée, bien laissé prendre. Et je me retrouve le bec dans l'eau ce soir parce que je n'ai pas le tome 2 en rayon.

Ca craint !

Demain, direction Gibert !

epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Je suis entrée tardivement dans le monde de la lecture. Tardivement et difficilement. J'ai eu beaucoup de mal à quitter mes chères bandes dessinées belges. C'est Le Club des Cinq qui a su m'accueillir dans le monde de la lecture. Je dévorais tous les livres que je trouvais racontant les aventures des quatre cousins et, le soir, avant de m'endormir, j'imaginais que j'étais la cinquième cousine. J'imaginais des enquêtes et des aventures. On ne devient pas fikeuse, on naît fikeuse.

Du Club des Cinq m'est resté tout un tas de préférences. Des préférences pour les bandes d'enfants qui s'engouffrent dans des aventures plus grandes qu'eux mais dont ils se sortent toujours victorieux. Il m'est resté un goût pour les mystères à fouiller, les trésors à découvrir, les cartes à déchiffrer, les indices étranges, les légendes que l'on se passe de génération en génération.

Du Club des Cinq, je suis passée à Alice, la jeune fille en jupette et cabriolet bleu qui n'avait pas besoin de son petit ami pour résoudre tous les crimes et redresser les torts que l'on faisait aux plus faibles.

Et c'est tout naturellement que j'ai abordé les rives de la lecture d'adulte avec Sherlock Holmes pour m'accueillir. Et de là, j'ai ensuite connu Agatha Christie et ses différents détectives, puis Leblanc et Lupin. Mais de ceux-là je vous parlerai une autre fois. Ce qui m'intéresse ce soir, ce sont ces premières fois qui creusent un chemin pour toujours.

La première fois que j'ai lu les aventures de Sherlock Holmes, je n'ai vu que son talent incroyable d'observation et de déduction. J'ai fait une parenthèse sur tout le reste. Sa misogynie, sa condescendance, ses diverses addictions. Il n'y avait que son observation acérée et sa déduction irréfutable. Et comme j'avais joué à être une des cousines du Club des Cinq, j'ai voulu être Sherlock Holmes. J'essayais d'ouvrir très grand les yeux, de repérer des détails qui me laisseraient entrouvrir une porte dans l'intimité des autres. J'essayais de repérer les indices de ce que je savais, pour m'entraîner. Mais je ne remarquais jamais rien. Alors je me consolais en repensant à l'anecdote que Doyle avait un jour raconté à un journaliste, pour faire tomber le mythe du chasseur de détails.

Les années sont passées et j'ai accepté de laisser entrer d'autres littératures dans ma bibliothèque. Mais souvent, je reviens à ce premier amour, ce grand amour qu'est le roman policier. Mais ce n'est pas ce sujet que je veux aborder dans cette entrée.

Je ne sais si c'est de mes lectures des aventures de Sherlock Holmes que m'est restée cette manie ou bien, sens inverse, parce que c'est une inclination naturelle de mon imagination que j'ai autant aprécié les aventures de Sherlock Holmes. J'adore observer les gens, les regarder, les détailler. Et parfois, j'essaie d'imaginer qui ils sont, ce qu'ils font. Quelles vies mènent-ils ? Où se rendent-ils ? Qu'est-ce qui encombre leur esprit à cet instant ? Et parfois, il y a des gens qui me plaisent vraiment. Un détail chez eux frappe plus fort mon imagination, éveille plus loin mon intérêt. Ce sont des détails de rien. Mais j'aime les détails, surtout les détails-de-rien.

Ce soir, par exemple, alors que je rentrais de chez mes parents, j'ai repéré sur le quai une vieille femme, dos voûté, fichu sur la tête et masse imposante. Elle s'appuyait sur une canne pour marcher, ses chevilles pleines d'eau ne devaient soutenir que difficilement tout son poids. Elle était vêtue de vêtement gris sale, vieux noir. Ses talons étaient noirs de crasse. Assise sur un siège, je l'observais de dos, fascinée. Fascinée par cet étrange détail-de-rien. Sa jupe noire sale était plus courte sur un côté (jupe trop remontée ou bas déchiré ?) et laissait apercevoir une seconde jupe brillante de sequins dorés. C'était un éclat de féminité et de coquetterie que découvrait malgré elle cette vieille femme.

Les gens du métro sont ceux qui me fascinent le plus. Parce que l'on traverse quelques minutes le même moment de vie, nos points de départ et d'arrivée divergent mais pendant quelques minutes, on s'est tous croisés. J'admire parfois la beauté de certains, les charmes d'autres, si loin de tout ce que le cinéma d'Hollywood et les séries de NBCW nous montrent et pourtant si évident. Je me dis que j'aimerais bien qu'on me raconte leur histoire. Alors j'essaie de bien les regarder pour mieux les garder. Parfois, je sors un carnet et je note rapidement ces détails-de-rien, mais ce n'est pas suffisant. Je finis toujours par les oublier. J'aimerais savoir dessiner pour les croquer. Mieux, je voudrais les prendre en photo. Je l'ai fait une ou deux fois, mais je me suis sentie comme une voleuse et je n'aime pas trop ça. Je n'aimerais pas qu'on me prenne en photo à mon insue...

Alors, forcément, L'Inconnu du Métro est un projet qui ne pouvait que me plaire. Je suis presque un peu jalouse pour tout vous dire.

Voilà, je suis enfin arrivée à ce dont je voulais parler.
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Alors que j'étais justement en train de me dire que c'était étrange que depuis Kirk Douglas, on ne nous avait pas concocté une nouvelle adaptation de L'Odyssée, surtout qu'on a maintenant les moyens de nous faire croire au bestiaire qu'Ulysse croise. Surtout qu'on nous a fait dernièrement Troille et le Choc des Titans. Juste quand j'étais en train de me faire la remarque, IMDb m'informe qu'il y a un truc en projet pour 2013.

J'appréhende un peu. Sur les persos féminins, hormis Athéna, y a un sacré boulot à fournir et je ne suis pas certaine que les scénaristes et producteurs vont nécessairement se donner la peine de se pencher sur le sujet.


Sinon, dans Odysseus & the Isle of Mists, il paraît qu'Ulysse rencontre des vampires.
epanorthose: (Default)
Je reviens de chez Boulinier où, après avoir fouillé, retourné, fouiné, brassé, j'ai fini par mettre la main sur :
- L'Homme à l'envers
- L'Homme aux cercles bleus
- Un lieu incertain
- Debout les morts (édition poche)
- Dans les bois éternels (l'édition noire)

Il me reste donc à trouver :
- Les jeux de la mort et du hasard
- Pars vite et reviens tard
- Sous les vents de Neptune
- Un peu plus loin sur la droite
- Sans feu ni lieu

Peut-être lors d'un prochain fouinage-brassage à Boulinier.

J'ai été quelque peu étonnée de trouver aucun Kehlweiler abandonné. Non que les bouquins avec lui soient moins bons, loin de là ! Juste que ce n'est pas son enquêteur vedette et ça peut en décourager certains.


NB : Par souci d'honnêteté, il faut tout de même que je précise que je n'ai jamais eu en ma possession tous les Vargas. J'avais acheté ceux que ma mère n'avaient pas, ce qui revenait à peu près à une moitié chacune.
epanorthose: (H: BAMF)
A force de prêter mes Vargas à tout vent, je viens de découvrir qu'il ne m'en restait que deux : Ceux qui vont mourir te saluent et Coule la Seine.
(Et bien évidemment Le Debout les morts dédicacé, mais celui-là je ne le prêterai jamais à personne.)

C'est quelque peu rageant (et à vous dégoûter de prêter des trucs).

Mois prochain, je me les rachète tous et si certains veulent les lire qu'ils se démerdent mais ne comptent pas sur moi.
epanorthose: (P: noir!Olivia)
Hier soir, à dix pages de la fin, j'ai abandonné la partie et me suis endormie dès la lumière éteinte. C'est donc dans le RER que j'ai terminé ce matin L'Armée furieuse. Cela m'a rendue un peu triste : à peine retrouvé, il faut déjà dire au revoir à Adamsberg. C'est allé trop vite.

Ce n'est pas le meilleur Vargas (parce que le meilleur, c'est Debout les morts !), mais je l'ai trouvé bien plus agréable et solide que le précédent,Un lieu incertain. Sympathique.
epanorthose: (H | :D)
Je n'aime pas relire des livres. Je l'ai très rarement fait. Mais je crois bien que je pourrais relire La Délicatesse de Foenkinos. Pas que l'histoire m'ait bouleversée (elle est pourtant pleine de délicatesse), juste que le texte regorge de phrases qui donnent envie de prendre la plume et d'écrire.

Après leur dernier échange, il était parti lentement. Sans faire de bruit. Aussi discret qu'un point-virgule dans un roman de huit cents pages.


*

Liste des romans que j'ai relus :

Le Ranch de l'Espoir de Walter Farley,
La Cagliostro se venge de Maurice Leblanc,
Candide de Voltaire (mais je n'ai pas eu le choix),
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban de JK Rowling,
Persuasion de Jane Austen,
Cinq petits cochons d'Agatha Christie (je ne me souvenais plus de ma première lecture).
epanorthose: (H | :D)


Parution prévue le 18 mai.
Franchement, un alignement pareil des envies et des étoiles, ça n'arrive pas souvent.

*do the happy dance*
epanorthose: (H: not pleased)
Sérieusement ?

Sérieusement ?!

Sérieusement ?!

Je lis Le Crime du golf (Murder on the links) d'Agatha Christie, la deuxième aventure d'Hercule Poirot. Et plus que par la suffisance de Poirot, je suis effarée par la bêtise de Hastings. Watson n'a peut-être pas la fulgurance d'esprit de Holmes, mais jamais il n'aurait amené une jeune femme sur la scène du crime puis l'aurait laissé seule là où cadavre et arme du crime sont conservés. Parce que cette jolie comédienne lui fait le coup du malaise ! Et Hastings de se précipiter pour lui chercher un verre d'eau.

Dumb!Hastings is really dumb !

Jeunette, je ne supportais pas Poirot bouffi de suffisance et de paternalisme. Ajoutons maintenant que j'ai Hastings et sa bêtise rétrograde coincé entre les dents. Je ne comprends pas comment Poirot peut tolérer un abruti aussi fini à ses côtés. Et si au moins il servait à quelque chose ! Mais même pas ! Il n'a aucune compétence dans aucun domaine.


Il devient impératif que Vargas publie un nouveau roman. Je veux retrouver Adamsberg et tout son comissariat !


[edit] Et en plus il oublie de fermer à clé la porte du hangar en sortant ! *headbook*
epanorthose: (Ø: binocles)
C'est étrange.

Comme l'indique mon compte sur Goodreads, je suis en train de lire Le Crime est notre affaire d'Agatha Christie (publié en Livre de Poche). Après avoir vu le film, l'enchaînement me semblait logique.

Il s'agit d'un recueil de petites aventures, à la façon Sherlock Holmes (Doyle a écrit en fin de compte très peu de romans avec Holmes). Ce n'est pas le genre de narration que j'affectionne le plus, heureusement les personnages sont plaisants et il y a plein de remarques intertextuelles. Il est à remarquer que Christie affectionne tout particulièrement de mentionner des personnages détectives créés par d'autres auteurs.

Bref.

J'étais en train de lire une des aventures "Le Craqueur", lorsque j'ai eu une énorme impression de déjà vu. Genre méga mouse à faire hurler un chat noir ! Je suis allée farfouiller dans ma bibliothèque et j'en ai sorti une autre édition (Club des masques) que je m'étais procurée un peu plus tôt. Je l'avais mise de côté car cette édition ne suivait pas du tout celle originale, les nouvelles n'y étaient pas dans l'ordre. Certaines avaient été omises quand d'autres avaient été ajoutées.

Je parcours l'édition des Masques et je découvre qu'effectivement la première aventure, titrée "Les Faux monnayeurs" (avec mention du titre original "the Crackeler") est en fait "Le Craqueur". J'étale les deux éditions devant moi et commence un jeu de comparaison. Les textes sont totalement différents ! Si parfois, je reconnais deux traductions d'une même phrase anglaise, il y a des paragraphes, des dialogues, des blagues et autres références présents dans l'un et absents dans l'autre. Et vice et versa.

Démonstration :
Edition du Club des Masques
- Mon cher Marriot, les "Célèbres détectives de Blunt" ignorent la signification du verbe "négliger".
L'inspecteur se leva et sur un "bonne chance" convaincu, se retira. Tuppence, sitôt qu'il eut refermé la porte, cria :
- Slush !
Son mari la regarda les yeux ronds :
- Qu'est-ce qui vous prend ?
- Ne sauriez-vous pas que l'on désigne ainsi la fausse monnaie ? Enfin nous avons une affaire "à la Edgar Wallace" !
- Et nous nous lançons à la poursuite du "Craqueleur".
- Du quoi ?
- C'est un mot que je viens d'inventer.
- Et qui signifie ?
- Suivez-bien, Tuppence : lorsque les billets sont neufs et que vous les froissez dans vos doigts, que font-ils ?
- Ils craquent, non ?
- Voilà ! Eh bien ! notre homme mettant en circulation de faux billets neufs les fait craquer ou craqueler, c'est un craqueleur ou un craqueur, je préfère "craqueleur".
- Je sens que je vais aimer cette histoire car je la devine pleine de boîtes de nuit et de cocktails. Demain, j'irai m'acheter du mascara noir afin d'acquerir un regard profond et du rouge à lèvres couleur cerise.
- Tuppence ! Je constate avec regret que vous avez la mentalité d'une parfaite dévergondée !

Edition du Livre de Poche
- Voyons, Marriot, mon cher ! s'exclama Tommy d'un ton de reproche. Les Fins Limiers de Blunt ignorent jusqu'à la signification du verbe "négliger".
L'inspecteur se leva.
- Eh bien, bonne chance ! dit-il - et il prit congé.
- Oh ! Tommy, nous la tenons, notre affaire à la Wallace ! Nous voilà enfin devenus des "Fouineurs" patentés...
- ... partis sur les traces du Craqueur. Nous devons l'avoir et nous l'aurons.
- Tu as dit Croqueur ou Craqueur ?
- J'ai dit Craqueur.
- Ah ! Qu'est-ce qu'un Craqueur ?
- Un mot que j'ai inventé pour désigner celui qui fait circuler des faux billets. On l'appelle Craqueur parce que les billets de banque craquent. C'est simple comme bonjour.
- C'est une assez bonne idée, dit Tuppence. Cela donne plus de réalité à la chose. Personnellement, j'aurais préféré Bruisseur, plus évocateur, et plus sinistre.
- Non, déclara Tommy. J'ai été le premier à dire Craqueur et je m'y tiens.
- Je sens que cette affaire va me plaire, remarqua Tuppence. Boîtes de nuit et cocktails en perspective... Demain, j'irai m'acheter du mascara noir.
- Tes cils sont déjà noirs...
- Ils peuvent l'être encore plus. Et il me faudra aussi un rouge à lèvres cerise, du genre ultra-brillant.
- Tuppence, au fond, tu n'es qu'une noceuse.


J'ai presque envie de me procurer la version anglaise pour comparer et démêler le fabulé du librement traduit. Sauf que je me retrouverais avec trois livres pour la même histoire (ou presque). Ca n'a l'air de rien, mais ça prend de la place dans ma bibliothèque. Et ça fait beaucoup de place prise pour un recueil d'aventures qui ne me passionne pas plus que ça.

[edit]

J'ai trouvé ce qui semble être le texte original du passage traduit de deux façons différentes.
"My dear Marriot," exclaimed Tommy reproachfully. "Blunt's Brilliant Detectives do not know the meaning of the word neglect."
   The Inspector rose.
   "Well, good luck to you," he said, and departed.
   "Slush," said Tuppence enthusiastically.
   "Eh?" said Tommy perplexed.
   "Counterfeit money," explained Tuppence. "It is always called Slush. I know I'm right. Oh, Tommy, we have got an Edgar Wallace case. At last we are Busies."
   "We are," said Tommy, "and we are out to get The Crackler and we will get him good."
   "Did you say The Cackler or The Crackler?"
   "The Crackler."
   "Oh, what is a Crackler?"
   "A new word that I have coined," said Tommy. "Descriptive of one who passes false notes into circulation. Bank notes crackle; therefore he is called a Crackler. Nothing could be more simple."
   "That is rather a good idea," said Tuppence, "it makes it seem more real. I like the Rustler myself. Much more descriptive and sinister."
   "No," said Tommy, "I said the Crackler first and I stick to it."
   "I shall enjoy this case," said Tuppence. "Lots of Night Clubs and cocktails in it. I shall buy some eyelash black to-morrow."
   "Your eyelashes are black already," objected her husband.
   "I could make them blacker," said Tuppence, "and cherry lip stick would be useful too. That ultra bright kind."
   "Tuppence," said Tommy, "you're a real rake at heart.

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