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En attendant de pouvoir reprendre ma rétrospective Terminator, je regarde des films d'animation. En particulier, tous ceux que j'ai ratés ces cinq, voire dix dernières années.

Ca a commencé hier. Je suis allée voir le dernier Pixar : Inside out. J'ai pas adoré. Ce n'est pas mauvais, c'est truffé de très bonnes idées. Mais je n'ai pas adoré. L'univers créé est très intéressant, super bien pensé. La transcription de ce que c'est que de vivre un moment difficile pour un enfant, ce que c'est aussi que grandir est très fine. Sans parler des valeurs que le film essaient de véhiculer. Celle à laquelle j'ai été la plus sensible est que c'est OK de ne pas être toujours joyeux, que la tristesse fait partie de la vie et qu'il ne faut pas chercher à la fuir nécessairement.

Tout ça très réussi, mais au final, je ne suis jamais vraiment rentrée de l'histoire. Riley n'existe pas vraiment. J'avais envie de dire à Joy d'arrêter de vouloir tout contrôler et à Sadness de réfléchir trois secondes. Je comprends bien que ce sont des émotions et qu'on attache à ces émotions un certain type de comportement. Il n'empêche, qu'avant d'être des émotions, ce sont des personnages. Et comme personnages, elles m'ont assez vite toutes les deux soulée. Sans parler du fait que j'ai très peu ri. J'étais d'ailleurs totalement à contre temps avec la salle. Chaque fois que Sadness prenait la parole, la salle éclatait de rire. Je comprends bien que le décalage est un élément de comique, mais l'apathie de Sadness, sa contrition, son air de toujours s'excuser, il y avait quelque chose de vaiment trop écorché pour que je rie. J'ai ri, mais vraiment ri, deux fois durant le film. Quand Joy se sert du "garçon idéal" pour rejoindre Sadness. Et lorsqu'à la fin, on saute d'intériorité en intériorité. Bien sûr, l'intériorité du chat a été ma préférée.

Tiens ! Tant qu'on parle d'intériorité. Est-ce que quelqu'un sait pourquoi Riley est la seule à avoir des humeurs des deux genres ? Et pourquoi Anger est une brique quand tous ses collègues sont plus ou moins humanoïdes ? Et croyez-vous qu'avez l'âge d'autres émotions peuvent apparaître : envie ? culpabilité ? Peut-être des enfants des émotions premières. Je suppose que Guilty serait le fils de Fear et Disgust. Envy pourrait être la fille de Sadness et Anger...

Aujourd'hui, j'ai enchaîné avec Despicable me 1 et 2. C'est sympa. J'aime bien les trois filles et Lucy dans le deux. En fait, je trouve l'animation et le doublage de Lucy particulièrement réussis. J'ai moins aimé que cette agent très compétente se transforme en demoiselle en détresse à la fin du film soit tout de même dit en passant... Et sinon, les minions sont effecitvement sympathoches. Ce qui me frappe le plus, c'est quand même leur langage. Il m'a d'ailleurs fallu la chanson finale du deuxième opus pour repérer qu'ils utilsaient des mots français. Probablement pas dans avec leur sens premier, deuxième, troisième, voire quatrième, mais tout de même des mots français. Et puis j'ai vu le générique et je me suis aperçu que plus de la moitié de la prod avait des noms français. D'ailleurs, un des créateurs est français. Je suppose que ceci explique cela.

J'ai ensuite enchaîné avec Hotel Transylvania. Y a des idées sympas. Mais l'ensemble est tout de même moyen. J'ai même fini par avancer des passages parce que je trouvais que ça se traînait. Et dans certains passages, l'animation n'était pas au top. Limite, si ça n'avait pas l'air d'être de la stop motion. Et les textures n'étaient pas toujours impeccables. C'est pas mauvais, mais c'est vite oubliable. D'autant plus qu'après les deux Despicable me, les pères non conventionnels mais hyper attentionnés, ça commençait à faire un peu répèt. Et je commence à me dire que les mères ont tendance à disparaître des films pour enfants.

Est-ce que j'essaye Madagascar ce soir ?
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Suite à mon entrée titrée "Emma magique", [livejournal.com profile] bloodyscary m'a laissée un commentaire où elle exprimait son étonnement : elle ignorait que j'étais fan de Sailor Moon. Cela m'a fait froncer les sourcils. Il faut dire que [livejournal.com profile] bloodyscary me connaît depuis dix ans (la vache !).

Je ne me suis jamais cachée d'aimer Sailor Moon, mais il est vrai que la série ne fait plus vraiment d'actualité depuis plus d'une décennie. Je n'avais donc pas vraiment de raison d'en parler. Et puis Sailor Moon Crystal a été lancée. Je ne sais pas comment me positionner sur cette série. Elle joue beaucoup avec ma nostaligie. Elle s'éparpille moins que la première série et suit avec une grande fidélité le manga. Peut-être un peu trop en fait. Mais là n'est pas le sujet.

Le fait est que Sailor Moon est une série/un manga qui a énormément compté pour moi.

J'ai regardé beaucoup d'animés dans ma vie. Et pourtant je peux réduire cette liste à cinq titres. Cinq titres ont eu un impact déterminant sur mon imaginaire et probablement au-delà. On a beau dire, la fiction conditionne beaucoup notre regard, notre façon de voir et de faire face au monde. Elle propose des modèles.

Cinq titres donc.

Le dernier titre à s'être implanté dans mon imaginaire est Evangelion. J'ai découvert cette série quand j'étais au lycée. Ca a été une bombe. J'ai tout aimé. Le début, le milieu, la fin. Je ne parle pas des films, parce que je ne veux pas en parler. Je ne les considère pas comme vraiment canonique. Ils existent, mais je ne leur ai fait aucune place. Je ne saurais pas trop dire pourquoi Evangelion plutôt qu'Escaflowne que j'ai découvert juste après. C'est une série hyper désespérée ce qui n'est pas du tout ma came habituellement. Le héros est désespérant, bien loin des héros que j'apprécie habituellement. Et pourtant cette série reste pour moi un de mes plus grands chocs audiovisuels. A la hauteur de The Matrix. Peut-être parce que la série suppose qu'elle est suivie par un spectateur actif, jamais idiot. Peut-être parce qu'elle jongle entre science et mysticisme. Peut-être parce que tout est signe et symbole. Peut-être parce qu'il y a l'EVA 01. Je ne sais vraiment pas.

Un peu avant, il y a eu Théo ou la batte de la victoire. 101 épisodes que j'ai suivis avec passion. Cette série m'a bouleversée, m'a fait aimer un sport auquel je ne comprenais rien. C'est une histoire de deux frères. Il y a un mort. Un deuil dont il faut se remettre et dont on ne se remettra jamais. Une romance qui tourne en rond et qui ne pourra jamais vraiment être satisfaite. Et un héros qui doit accepter de devenir un héros. Adachi est un auteur magique pour lequel j'aurai toujours un infini respect. Cette série m'a inspirée les trois seules histoire "originales" que je n'ai jamais finies.

On entre maintenant dans le trio sacré. Ceux qui se sont enracinés dans mon coeur avant le lycée qui ont donc une place plus profonde, plus solide.

Le troisième titre est Sailor Moon. J'ai commencé à suivre cette série parce que c'était celle que mes soeurs suivaient et qu'elle était juste avant le deuxième titre que je vais donner dans un paragraphe. Je n'étais pas vraiment convaincue au début à cause de tous ces fillers qui déclinaient à l'infini toujours le même scénario. Et puis Sailor Moon est partie se battre contre la Reine Béryl. Les sailors senshis sont tombées les unes après les autres et Sailor Moon n'a pas renoncé. Elle a fini par vaincre. Les filles ont été ressuscitées mais leur mémoire a été effacée. Et je suis devenue fan. J'ai regardé toutes les séries. Sailor Moon m'a inspirée à écrire ma première fanfiction. Elle fait plus de deux cents pages. C'est une histoire compliquée où tous les secrets du passé sont dévoilés, où l'avenir est révélé.

Le deuxième titre ne sera probablement pas une surprise si vous avez été spectateur du Club Dorothée. Le mercredi matin, juste après Sailor Moon, c'était Dragon Ball Z. J'ai vu quasiment tous les épisodes de cette série. Et y en a beaucoup. Un peu moins de trois cents. J'ai regardé cette série dans le plus complet désordre. Suivant pendant l'année le mercredi matin les épisodes inédits et rattrapant pendant les petites vacances les redif pour combler les trous. Il m'a fallu tout mon collège et la première année de mon lycée pour tout remettre en ordre. J'ai inventé deux fics sur cette série, j'avais commencé à les écrire mais me suis arrêtée au bout de trois chapitres. Dans mon imaginaire, je suis allée au bout. Là aussi, c'est assez difficile de déterminer ce qui a pu me plaire. Surtout que je n'aimais pas beaucoup Dragon Ball. Gohan probablement. Sans m'identifier réellement au personnage, j'ai misé toute mon empathie sur lui. C'était le gamin du héros qui avait du mal à trouver sa place, partagé entre l'héritage héroïque de son père et la volonté tyrannique de sa mère. C'est pourtant le guerrier qui a le plus grand potentiel et refuse de l'exploiter. Peut-être que si, en fait, je m'identifiais à lui. Le "Cell Game" reste mon arc préféré. Je l'ai vu un nombre de fois incalculable. Vraiment.

Et à la première place, parce que la plus ancienne : Les Chevaliers du Zodiaque. Cette série n'est peut-être pas celle à laquelle je repense avec le plus d'affection, elle est cependant la plus importante. Pas juste parce qu'elle a été la première, mais parce qu'elle m'a ouvert les portes de la mythologie grecque. J'ai lu L'Odyssée (version abrégée) à neuf ans parce que j'espérais apercevoir un peu du monde des CDZ. Les valeurs de courage, d'amitié, de sacrifice ont fonctionné à plein régime sur la petite fille que j'étais. J'ai vu cette série trois fois entre 7 et 14 ans. Et, c'est amusant parce qu'à chaque fois j'avais un nouveau chevalier préféré. Premier visionnage, Seyar, sans surprise. Second visionnage : Shiryu. Dernière visionnage : Shun. J'ai jamais aimé Hyoga et Ikki en revanche. Jamais.

Il y a eu d'autres dessins animés que j'ai suivis avec ferveur. Olive et Tom, Lady Oscar, Laura ou la passion du théâtre, Creamy magique, le fait est qu'au bout du compte, il n'y en reste que cinq de vraiment importants.

Quand j'étais petite, regarder des dessins animés n'était pas chose aisée. Mes parents étaient fervemment contre toutes ces "japoniaiseries". Il fallait ruser, négocier, mentir, se cacher. Les notes descendaient trop, plus le droit de regarder la télé. Que de calculs savants pour programmer le magnétoscope à la bonne heure, que d'économie pour acheter des K7 vidéos vierges. Il y a quelques années, j'en ai reparlé ma mère. Elle m'a dit qu'elle et mon père avaient été idiots : ces dessins animés portaient des valeurs positives et que ça avait eu un impact important sur mon imaginaire.

Aujourd'hui, si des dessins animés comme Avatar me plaît vraiment, titille mon imagination et me fait aussi beaucoup réfléchir, je sais que cette série n'aura jamais le statut des cinq autres. J'aime Avatar, mais je sais que la série n'est pas cousue dans mon imaginaire. Elle est arrivée peut-être trop tard.

Est-ce qu'il y a une date limite pour laisser entrer des univers dans son imaginaire ?
epanorthose: (Ø: vers l'infini et au-delà)
Conséquence attendue d'avoir vu Pacific Rim : j'ai envie de revoir Evangelion.

Mieux, j'ai envie de voir une série qui me procurera la même intensité émotionnelle.


Cette série n'était pas parfaite, bien sûr. Shinji est probablement le pire héros qu'on n'ait jamais vu de l'histoire des héros. Et en même temps, c'est ce qui en fait un perso unique et parfois même attachant (si on exclut les films, parce que je ne me suis jamais remise du moment pervers. Vous savez du quel je parle...).

Certes, la série est parfois partie en quenouille totale.

Mais j'ai vraiment aimé tout le mystère autour des Evas (l'Eva 01 est mon personnage préféré de la série) et Rei. Même si les Anges avaient quelque chose de terrifiant, je me suis vraiment prise au jeu d 3ème impact. Le truc qui a un peu foutu tout en l'air, il me semble, c'est toute l'intrigue sur le "plan de compatibilité de l'homme" et sa pseudo résolution.

Si je fais le compte, je crois que je peux réduire à trois les séries d'animation qui ont vraiment été importantes et marquantes. Avec les années, on fait le tri et on garde l'essentiel.

- Les Chevaliers du Zodiaque, série de mon enfance. C'est par là que le virus de la mythologie et de l'Antiquité m'est entré sous la peau et ne m'a plus jamais quitté.
- Dragon Ball Z, série du début de mon adolescence.
- Evangelion, série de la fin de mon adolescence.

Trois séries épiques qui mettaient perpétuellement une bande de héros dans des situations ultra précaires avec la survie du genre humain sur les épaules. Trois séries taillées pour un public masculin à l'origine. D'une manière générale, à part Sailor Moon que j'ai aussi beaucoup aimé, les séries destinées aux filles manquaient de souffle épique. Or l'épique, c'est vraiment le registre que je préfère.

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